Caroline Carrier, résidante de Mont-Saint-Hilaire, en a long à dire sur la maladie de Lyme. En décembre 2006, ses deux enfants et elle-même ont été infectés par la tique du chevreuil à leur résidence. Les médecins refusaient toutefois d'admettre qu'ils aient pu l'attraper au Québec. "Je ne suis pas surprise du rapport. Mais pour moi, c'est un peu trop tard. Ça ne réglera pas mon problème. Ça va peut-être aider à améliorer la compréhension et la compassion par rapport aux gens atteints. Mais, les médecins se chicanent entre eux pour définir la maladie, les symptômes, etc. J'ai encore beaucoup de rage à l'intérieur."
Pendant que les Centers for disease Control des États-Unis rapportent 20 000 nouveaux cas de citoyens infectés par la maladie de Lyme chaque année, les autorités de la santé du Québec continuent de ne confirmer que quelques cas d'infections chaque année, qu'ils relient pour la plupart à des infections aux États-Unis.
Caroline Carrier raconte qu'elle a eu un rôle à jouer dans l'étude présentement en cours par la Santé publique du Québec. Après avoir rencontré Georges Brassard, fondateur de l'insectarium de Montréal, au printemps 2007, elle désirait procéder à des analyses de tiques qui se trouvaient dans sa cour. "J'ai appelé la santé publique et je leur ai dit que s'ils ne procédaient pas à des analyses sur des échantillons, je le ferais moi-même. J'étais prête à payer les tests de laboratoire pour leur prouver que ça existe pour vrai au Québec. C'est bizarre parce que quelques jours après, ils avaient débloqué des fonds pour faire une étude. Ça fonctionne par la menace, ce n'est pas drôle", relate la femme.
François Milord, responsable de surveiller la bactérie pour l'Institut national de la santé publique, affirme qu'il a parlé avec Caroline Carrier l'an dernier. Il refuse toutefois de commenter les propos tenus par cette dernière.
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