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SAINT-CONSTANT – Depuis un an, Les services animaliers AMR prennent plus que jamais le parti des animaux errants et abandonnés.
Tout en changeant son image, l’entreprise de Saint-Constant a modifié son appellation. Il n’est plus question de parler de fourrière, même si l’entreprise est liée par contrat de service avec les municipalités de la région. Ce terme n’est plus adéquat.
«Nous voulons vraiment protéger et aider les animaux rescapés, non réclamés ou apportés par des gens», mentionne la propriétaire, Danièle Chabot.
Les animaux recueillis reçoivent des soins médicaux et sont examinés par un vétérinaire. Exit aussi la vente de chats et de chiens «neufs» depuis avril. Les services animaliers AMR favorisent seulement l’adoption.
Ainsi, à l’étage, on ne retrouve plus une animalerie, mais une boutique où se procurer de la nourriture et des articles pour pitou et minou.
Par ailleurs, les animaux qui obtiennent une seconde chance sont stérilisés, le refuge est muni d’un système d’échangeur d’air pour réduire les risques de contamination, les animaux ont de l’eau et des jouets en tout temps, etc.
L’embauche de Christina Williamson, il y a un an et demi, a contribué à apporter la plupart de ces améliorations.
Le 19 novembre, Les services AMR ont été honorés par les Centres d’adoption d’animaux de compagnie du Québec (CAACQ), une alliance d’organismes qui prône «l’adoption est l’option».
En remettant une plaque portant l’inscription «Nous aimons les chiots, voilà pourquoi nous refusons de les vendre», la fondatrice Johanne Tassé a voulu reconnaître le virage effectué par l’entreprise.
«Les services AMR ne sont plus une fourrière typique du Québec. Ils viennent de passer à un autre stade, dit-celle qui est irritée par le manque d’encadrement chez les fourrières. Nous voulons que les gens puissent faire la distinction entre les entreprises qui font preuve de leadership en faisant des choix éthiques et moraux.»
Présent à la remise, le vétérinaire Gilles Comtois, de la Clinique vétérinaire Roussillon, s’est aussi réjoui. «AMR s’améliore d’année en année», rapporte celui qui examine et vaccine les animaux. n
Il ne reste plus qu’à sensibiliser la population face à l’importance d’adopter un chat ou un chien. L’euthanasie demeure souvent pratiquée, surtout dans le cas des chats qui ne sont presque jamais réclamés.
«On ne peut pas en refuser, car je dois offrir un service de contrôle animalier aux villes environnantes, mais c’est impossible de tous les garder faute d’espace», invoque la propriétaire d'AMR, Danièle Chabot.
Il en coûte 125 $ pour adopter un chat et 350 $ pour un chien. Tous deux sont vaccinés et stérilisés. Ces frais, jumelés au contrat avec les villes et aux profits de la boutique, permettent au refuge d’exister.
Entre janvier et octobre 2009, Les services animaliers AMR ont recueilli dans la région :
- 552 chats, dont moins de 1 % ont été récupérés par leur propriétaire, 21 % ont été adoptés et 78 %, euthanasiés.
- 338 chiens, dont 56 % ont retrouvé leur maître, 36 % sont allés dans une nouvelle famille et 8 % ont été tués. (HG)
Rendez-vous sur le blogue du 20 novembre du Journal au www.monroussillon.ca et lisez le récit de Porcha, une chienne rescapée de race pinscher miniature. (HG)
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