|
|
|
|
Le Reflet - 21 octobre 2006
Opinions > Lettres des lecteurs
Dans son édition du samedi 7 octobre, Le Reflet publiait les propos de Martine Léger, du Centre d'aide et de lutte contre les agressions sexuelles (CALACS) de Châteauguay. Mme Léger affirme que son organisme aurait des problèmes de financement. Or, une vérification effectuée auprès de Revenu Canada démontre que l'organisme en question reçoit, au total pour l'année 2006, la somme de 311 220$ pour venir en aide aux victimes alléguées d'agressions sexuelles, dont 297 610$ du gouvernement provincial et non 200 000$ comme le prétend Mme Léger. Le regroupement des CALACS réclame collectivement 30 millions $ supplémentaires pour consolider ses assises, argent qui serait évidemment puisé dans les poches des contribuables déjà lourdement taxés. Il y aurait une longue liste d'attente de victimes d'agressions sexuelles, toujours d'après Mme Léger.
Si l'on se fie au site Internet des CALACS, une Québécoise sur quatre serait victime de viol et d'agressions sexuelle, faisant ainsi de l'homme québécois le mâle le plus dangereux de la planète. C'est un chiffre complètement farfelu, dénué de tout fondement scientifique, qui va à l'encontre de celui publié en 2005 par le très sérieux Institut de la statistique du Québec qui fait état de 473 cas de toutes formes d'agressions graves, y compris les agressions sexuelles, selon les plus récents chiffres disponibles. Une diminution de 54% depuis 1992. J'aimerais rappeler à Mme Léger qu'en 2005, L'Après-rupture révélait, grâce à la Loi d'accès à l'information, que les supposées 300 000 femmes battues annuellement au Québec, chiffre que colportaient depuis des années certaines féministes grassement subventionnées qui travaillent dans des centres pour femmes en difficulté, était une fausseté.
Il est grand temps que les contribuables québécois prennent conscience que la victimisation à outrance des femmes s'avère une industrie fort lucrative pour une multitude de féministes professionnelles qui pensent plus à s'assurer des emplois lucratifs qu'à véritablement venir en aide à des femmes en détresse. C'est carrément tromper la population que de tenter de lui faire croire que le Québec serait une terre de violence pour les femmes.
Il est facile de lancer des slogans mélodramatiques sur la place publique comme le fait Martine Léger. Je la défie de donner des chiffres précis concernant la violence et les agressions sexuelles à l'endroit des Québécoises. Je la défie de rendre publique une seule recherche sérieuse, scientifique et objective qui prouverait ses allégations.
Ajoutez votre commentaire
Devenez membre pour ajouter un commentaire