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C'est Louise Laurin, reconnue pour son combat en faveur de la souveraineté, de la langue française, de l'accueil des immigrants et de l'éducation, qui a été nommée "patriote de l'année" par la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB), dimanche dernier, lors de la Commémoration de la bataille de Saint-Denis. Plus de 200 personnes sont venues rendre hommage aux combattants de la rébellion 1837-1840, dans le Parc des Patriotes, à Saint-Denis-sur-Richelieu.
Le président de la SSJB, Jean Dorion, a présenté Mme Laurin comme une "militante inlassable pour le progrès social et l'indépendance". Il a rappelé que Mme Laurin a été, de 1994 à 1996, la première femme à occuper la présidence du Mouvement national des Québécois (MNQ). Formée en histoire, en pédagogie et en langue espagnole, Mme Laurin a été enseignante, puis directrice d'école, durant 35 ans. Au fil des années, elle est devenue une personne-ressource en matière d'intégration des enfants immigrants. Elle a siégé à la Commission des écoles catholiques de Montréal (CÉCM), au Comité consultatif des communautés culturelles et au Comité d'accès à l'égalité pour les communautés culturelles.
Tout au long de sa vie, Mme Laurin a occupé de hautes fonctions sociales, notamment la vice-présidence de la SSJB (en 1992-1993), où elle a mis sur pied un groupe de réflexion sur la citoyenneté québécoise, et la vice-présidence, puis la présidence du MNQ (de 1990 à 1996). Aujourd'hui, elle travaille toujours à la protection de la langue et organise des voyages culturels. Elle s'est dite très touchée par cet hommage.
Mme Laurin a œuvré abondamment à la déconfessionnalisation du système scolaire québécois, ce qui, rappelle Stéphane Chagnon, directeur de la Maison nationale des Patriotes, est en droite ligne avec la pensée de Wolfred Nelson, commandant patriote. Déjà, en 1838, celui-ci prônait la séparation de l'Église et de l'État.
M. Chagnon est satisfait du déroulement de la journée, laquelle comprenait notamment une messe, une conférence sur la danse au temps des Patriotes et une visite guidée du village de Saint-Denis. "C'est un peu le "jour du Souvenir des Patriotes". Ces gens-là étaient des civils, pas des militaires, et se sont battus pour leur idéal de démocratie et pour la liberté", a-t-il rappelé. Il relate qu'environ 175 personnes ont participé à l'une ou l'autre des activités.
La commémoration en tant que telle s'est tenue dans le parc des Patriotes, vers 11 h 30, au pied de la statue du combattant (dont le fusil est d'ailleurs toujours cassé!). Plusieurs dignitaires y ont pris part et ont apporté des gerbes de fleurs. Le nouveau maire de Saint-Denis-sur-Richelieu, Jacques Villemaire, le président de la Maison nationale des Patriotes, André Hubert, et le candidat du Parti québécois dans Verchères, Stéphane Bergeron, ont pris la parole.
"Si monsieur Pettigrew était ici ce matin, il dirait certainement que nous sommes passéistes, dépassés, losers. C'est grâce au mouvement patriote que nous avons aujourd'hui ce gouvernement", s'est exprimé M. Bergeron. Le candidat de l'Union des forces progressistes (UFP), Jean-François Lessard, était également de la partie, accompagné du porte-parole de l'UFP, Amir Khadir.
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