|
|
|
|
Pour une troisième année consécutive, les policiers à vélo sont de retour sur les routes de la Vallée-du-Richelieu. Si la patrouille a débuté lentement en 2008 avec six patrouilleurs, on parle aujourd’hui d’une vraie escouade composée de 24 agents.
Le sergent Daniel Grégoire a rencontré L’Œil Régional pour parler de son travail de patrouilleur à vélo au sein de la Régie intermunicipale de police Richelieu – Saint-Laurent.
«La mission de l’escouade est d’appliquer les règlements municipaux dans les parcs, les cours d’école et ce type d’endroits problématiques. Nous surveillons les jeunes qui brisent les bouteilles, consomment de la drogue ou de la boisson et ceux qui font des graffitis», explique le sergent Grégoire.
Selon lui, l’escouade à vélo est beaucoup mieux adaptée pour ce type d’intervention que la patrouille régulière. «Par exemple, si un patrouilleur en voiture reçoit une plainte de bruit dans un parc, il se déplace sur les lieux, fait fuir les jeunes et son travail est terminé. Nous, on s’assure que le problème ne revienne pas le lendemain.»
De plus, dit-il, les jeunes sont beaucoup plus habitués à voir arriver un policier à voiture. Les patrouilleurs en vélo peuvent s’approcher des contrevenants plus facilement, d'abord pour leur parler, mais aussi pour être plus répressifs.
Le sergent Daniel Grégoire pense que la patrouille a fait ses preuves. Dans la région, l’un des meilleurs exemples reste le retour de la quiétude dans le Vieux-Belœil. «Nous avons fait le grand ménage, dit-il. C’est maintenant le calme plat. Avant, il y avait toujours une panoplie de consommateurs de drogue dans le secteur. Je crois qu’ils en ont eu assez de payer des constats d’infraction.»
Présentement, l’un des secteurs à problèmes de la région est la halte routière, située sur le chemin des Patriotes, à Otterburn Park. Depuis le début de l’été, les policiers ont remis 33 constats d’infraction dans la municipalité, dont 25 à la halte routière, la plupart pour consommation d’alcool.
Si la surveillance des parcs se déroule surtout en soirée, les patrouilleurs en vélo sont tout de même actifs en journée. Les policiers appliquent le code de la sécurité routière et peuvent remettre des constats d’infraction. «Certains conducteurs sont très surpris de recevoir un billet d’un policier à vélo. Les citoyens pensent souvent que nous ne faisons pas vraiment de la patrouille, que nous ne sommes pas de vrais policiers.»
Sinon, le sergent âgé dans la quarantaine croit que la population, surtout les parents, apprécie la présence de l’escouade. D’ailleurs, il souligne qu’une partie du travail de jour de l’escouade relève plus de la relation publique. «On s’arrête dans les parcs, on parle aux parents, aux animateurs de camp de jour et aux responsables de service de garde. Ils sont très contents de constater que nous gardons un œil sur les parcs. Et comme les gens nous perçoivent moins comme des policiers, ils nous parlent plus, nous tiennent informés, ce qui nous aide à mieux planifier nos interventions.»
Le sergent Grégoire souligne en terminant que les patrouilleurs à vélo surveilleront de près les conducteurs de scooter à la rentrée des classe, puisqu'ils seront actifs jusqu'au 2 octobre.
Ajoutez votre commentaire
Devenez membre pour ajouter un commentaire