31 juillet 2010
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Corina_Bastiani
Corina Bastiani
Marcel_Lavallee
Marcel Lavallée

Un problème qui crée un remous entre deux conseillers

La Voix - 2 décembre 2006

Actualité > Faits divers

(HG) - Pour l'ensemble du conseil municipal, il est clair que l'implantation des Calèches au pays du Survenant en zone résidentielle est illégale. La conseillère Corina Bastiani et son collègue André Bélanger, dans le contexte où Mme Cournoyer déciderait de faire une demande de changement de zonage, ont toutefois décidé d'aller visiter les voisins afin de connaître exactement quels sont les irritants reliés à l'entreprise.

Démarche que n'a pas apprécié le conseiller du quartier, Marcel Lavallée, qui a accusé cette semaine Mme Bastiani de se "faire du capital politique". Qui plus est, sur la pétition de douze noms de résidants du secteur où habite Mme Cournoyer, qui a été déposée au comité administratif de Sorel-Tracy la semaine dernière et dont l'auteure de ces lignes a pu consulter rapidement, il est écrit par les signataires que ...compte tenu des affirmations qu'ils véhiculaient (Mme Bastiani et M. Bélanger), nous nous sommes inquiétés et nous avons contacté monsieur Lavallée pour en savoir davantage sur le dossier en question. (...) Monsieur Lavallée est venu nous informer et s'est dit surpris de voir des conseillers faire de la petite politique de bas étage dans son dos, au détriment de la réglementation en vigueur et de la qualité de vie des citoyens.

Ce qui est surprenant, rétorque Mme Bastiani lors d'un autre entretien, c'est que si j'ai rencontré des gens du voisinage, je n'ai jamais parlé aux signataires de la pétition, qui étaient absents lors de notre passage. Alors comment peuvent-ils parler d'informations véhiculées par nous ?

M. Lavallée estime par ailleurs que les deux conseillers n'auraient pas dû faire cette démarche qualifiée d'inutile. Je n'ai jamais fait du porte-à-porte dans un autre quartier pour essayer de convaincre des citoyens de mon point de vue, a-t-il soutenu. Il n'a pas non plus cru bon de rendre visite à Mme Cournoyer, puisque la question est tranchée, selon lui. Constatant l'illégalité de la situation, je n'avais pas à rencontrer Sylvia Cournoyer. Je n'avais pas à faire une rencontre de courtoisie ou pour être complaisant. , a soutenu M. Lavallée.

De son côté, Mme Bastiani a assuré à La Voix qu'elle a fait cette démarche afin de voir plus clair dans le dossier. Je ne crois pas que visiter des citoyens d'un autre quartier soit incorrect. D'ailleurs, Mme Cournoyer opère son entreprise dans mon quartier (Vieux-Sorel). Je me sens donc très concernée par son problème a-t-elle précisé.

J'ai fait mon travail et mon devoir, conclut Mme Bastiani. Je ne veux pas aller contre le règlement, contrairement à ce que laisse entendre Marcel Lavallée. Les fausses allégations portées par Marcel Lavallée dans les divers médias sont inacceptables et je demande des excuses publiques, considérant que tous les dossiers municipaux devraient se travailler en collégialité pour le bien-être de tous. Je n'ai pas de capital politique à me faire. Je fais de la politique pour prendre des décisions éclairées. M. Bélanger et moi ne sommes pas allés informer les gens, nous sommes allés les questionner.

J'ai fait mon travail, conclut également M. Lavallée. Mme Cournoyer n'a pas répondu à aucun des avis de la Ville, mais elle ne peux pas plaider l'innocence. Quand à Mme Bastiani, il faut être sérieux quand on fait de la politique. On ne travaille pas dans le sens contraire des résolutions adoptées ! croit-t-il.


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