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Au cours d'une conférence de presse convoquée par le Comité des citoyens de l'autoroute 30 au nord, lundi, les représentants du Parti québécois et de l'Action démocratique du Québec ont réitéré leur demande au gouvernement de Jean Charest de renoncer à parachever l'autoroute 30 dans les terres agricoles pour favoriser plutôt le tracé de la route 132.
Cette rencontre survient près de deux semaines après que les partis de Pauline Marois et de Mario Dumont aient déposé une motion demandant au gouvernement de Jean Charest de revoir sa position concernant le parachèvement de cette autoroute entre Candiac et Sainte-Catherine. Les péquistes et les adéquistes voulaient débattre de la question à l'Assemblée nationale, le 31 octobre, mais les libéraux ont refusé de le faire.
Alors que les médias s'attendaient à ce que les deux partis reviennent avec un plan B, ils ont plutôt eu droit au même discours d'il y a deux semaines. À la différence que cette fois, le comité des citoyens avait invité plusieurs groupes environnementaux et syndicaux favorables à leur position.
"Avoir un si fort consensus, c'est une première au Québec, a souligné la présidente du comité, Viviane Corriveau. Non seulement nous avons l'appui d'une majorité de députés à Québec, nous sommes également appuyés par plusieurs organismes tant du milieu environnemental que syndical."
À ce point de presse, on pouvait entre autres noter la présence de représentants de l'Union des producteurs agricoles du Québec, de Greenpeace Québec, de la Société d'histoire et du patrimoine de Lignery, du Conseil régional de l'environnement de la Montérégie, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).
Comme elle l'a fait en fin de semaine dernière, la députée adéquiste de La Prairie, Monique Roy-Verville, a réaffirmé sa volonté de tout faire en son pouvoir pour améliorer la route 132.
"Je suis en faveur de la 30 au nord pour deux raisons, a-t-elle noté. D'abord, il faut désengorger la circulation sur la 132. Ma communauté a besoin d'une route améliorée. L'autre raison est qu'il reste cinq kilomètres à finir selon le tracé nord alors qu'il en faut 12 kilomètres pour le tracé sud."
Même son de cloche de la part des députés péquistes et instigateurs de la motion déposée à l'Assemblée nationale, Serge Deslières et Camil Bouchard.
"Il faut mettre un terme à cette bêtise financière et environnemental", a souligné M. Deslières en rappelant que finaliser l'autoroute 30 sur la route 132 coûterait 200 M $ de moins que dans les terres agricoles.
Selon le comité, la construction de l'autoroute 30 selon le tracé nord coûterait 217 M $ alors que celui du tracé sud s'élèverait à 400 M $.
"Si c'est ça du développement durable, on repassera", a pour sa part indiqué M. Bouchard.
Mme Corriveau a rappelé que plus de 71 % des électeurs de La Prairie ont voté pour les candidats favorisant la construction de l'autoroute 30 sur la route 132 lors des dernières élections provinciales.
Quant au bien-fondé de la construction de l'autoroute 30, le milieu est unanime pour sa réalisation immédiate. Or, selon le comité des citoyens, le tracé nord favorise davantage cette option puisque les expropriations, les plans et devis sont réalisés et payés depuis fort longtemps alors que pour le tracé dans les terres agricoles, des négociations sont toujours en cour avec les compagnies Goodfellow, Lafarge et la communauté Mohawk de Kahnawake, notamment.
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