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Des plaisanciers qui avaient l'habitude de stationner leur véhicule près de la descente de bateau, à McMasterville, ont reçu une bien mauvaise surprise en revenant sur terre le 10 juillet dernier: la plupart d'entre eux avaient reçu des contraventions.
Amateurs d'activités nautiques, Manon Bédard et son conjoint stationnent leur véhicule dans les rues attenantes à la descente de bateau ou encore dans le stationnement de l'église Sacré-Cœur depuis plus de 20 ans lorsqu'ils souhaitent se rendre sur la rivière Richelieu. Or, il y a trois semaines, la Régie intermunicipale de police Richelieu — Saint-Laurent a décidé d'appliquer le règlement municipal, adopté en 1993.
Selon le service du greffe de McMasterville, le règlement municipal fixe à 60 minutes la limite de stationnement dans toutes les rues de la ville pour plusieurs types de véhicules, notamment les remorques, semi-remorques, autobus, etc.
Ainsi, puisque les plaisanciers utilisent pour la plupart une remorque pour déplacer leur embarcation, ils se retrouvent dans l'illégalité.
"Nous nous sommes toujours stationnés dans les petites rues avoisinantes, et il n'y a jamais eu de problème. Pourquoi, du jour au lendemain, c'est interdit?, questionne Manon Bédard. Et ce n'est pas seulement moi. Je suis retournée la semaine suivante, et le policier donnait encore des contraventions."
Questionné à ce propos, le responsable des communications à la Régie intermunicipale de police Richelieu — Saint-Laurent, Pierre Tremblay, confirme qu'un patrouilleur à vélo a donné des constats d'infraction récemment. "Plusieurs personnes avaient exagéré en stationnant à des endroits qui n'avaient pas d'allure. Étant donné le règlement, il a décidé de sévir."
Claire Péloquin, de la paroisse Trinité-sur-Richelieu, affirme de son côté que les problèmes de stationnement sont nombreux depuis le feu qui a ravagé l'église Sainte-Maria-Goretti, à Belœil, l'an dernier. "Il y a plus de célébrations à McMasterville et souvent, on manque de places en raison des remorques de bateaux qui sont stationnées dans notre espace privé." Aucune plainte n'avait toutefois été formulée à la police.
Mis au fait de cette problématique, le maire de McMasterville, Gilles Plante, avoue que le conseil municipal n'a pas encore pris position dans le dossier. Le sujet sera mis à l'ordre du jour prochainement. "Nous allons en discuter à savoir si nous maintenons le règlement. Mais, c'est certain qu'il y a des résidents du secteur qui n'étaient pas contents de voir autant de véhicules dans les petites rues. Certains manquaient de respect et se stationnaient devant les entrées de cour."
Quoi qu'il en soit, la citoyenne de Mont-Saint-Hilaire Manon Bédard doit se rendre à Saint-Charles-sur-Richelieu pour avoir accès à une descente de bateau depuis trois semaines. Une situation qui engendre plusieurs inconvénients. "C'est l'enfer. Tout le monde qui allait à McMasterville se rend à Saint-Charles. C'est dommage parce que c'était central, tout était à proximité. En ce qui me concerne, c'est certain que je n'encouragerai plus McMasterville. On n'achètera plus rien dans cette ville-là."
Par ailleurs, le service du greffe de McMasterville souligne que cette descente de bateau n'est pas publique; elle a été aménagée pour les situations d'urgence. La Ville tolère toutefois les plaisanciers.
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