|
|
|
|
Quelle est votre position sur les accommodements raisonnables?
Jean Dubuc, candidat du Parti libéral du Québec : En février, nous avons mis en place une commission qui a pour but d'étudier cette question. Lors du lancement, le premier ministre et chef du Parti libéral du Québec a rappelé les valeurs québécoises qui sont au centre de cette démarche : l'égalité entre les hommes et les femmes ainsi que le respect des principes démocratiques.
François Rebello, candidat du Parti québécois : Il faut que les principes que nous défendons dans la charte québécoise soient applicables dans la vie de tous les jours. Pour cela, ils doivent se baser sur nos valeurs profondes, reconnues par l'ensemble de la population. Il est important de se rappeler le principe non négociable de l'égalité des hommes et des femmes et celle entre les personnes, qui ne peuvent être remises en question.
Monique Roy-Verville, candidat de l'Action démocratique du Québec : Nous souhaitons mieux accompagner les nouveaux arrivants, en bonifiant les programmes de francisation et d'intégration, et instaurer une citoyenneté québécoise afin de renforcer notre identité politique. De plus, il est nécessaire d'augmenter les heures consacrées à l'enseignement de l'histoire à l'école afin de permettre aux jeunes de mieux comprendre nos institutions et les grands défis de notre société.
Qu'est-ce que votre parti compte faire pour améliorer l'accessibilité aux études, notamment en ce qui a trait au Régime de prêt et bourses et au gel des frais de scolarité?
J.D. : Nous bonifierons le programme de prêts et bourses, déjà le plus généreux en Amérique du Nord, avec l'objectif qu'aucun étudiant ne devra interrompre ses études pour des raisons financières. Ainsi, les dépenses admissibles seront ajustées en concordance avec les frais de scolarité. De plus, nous encadrerons et limiterons les frais afférents, accessoires et technologiques, après discussion avec les associations étudiantes et les institutions.
F.R. : Le Parti québécois s'engage à maintenir le gel des frais de scolarité. Il propose plusieurs mesures visant l'accessibilité aux études, bénéfiques notamment pour les femmes : déployer des mesures (dont de l'aide financière) pour encourager davantage d'étudiants à poursuivre et à compléter des études universitaires de troisième cycle, où les femmes sont actuellement sous-représentées, et inciter les bénéficiaires de l'aide sociale, notamment les jeunes mères, à retourner aux études et les aider à faire cette transition.
M. R.-V. : Nous voulons soutenir les parents étudiants en instaurant la gratuité scolaire pour ceux qui ont un enfant de moins de 18 mois afin de leur permettre de poursuivre des études ou d'y effectuer un retour. Après des années de débats infructueux, l'ADQ verra à redresser le financement des institutions d'enseignement postsecondaire, y compris la contribution des étudiants, tout en bonifiant le régime de bourses aux étudiants et en élargissant son accessibilité.
Que comptez-vous faire concrètement pour maintenir en place, dans son intégralité, le système public, universel et gratuit de santé au Québec?
J.D. : La santé est notre première priorité. Notre premier engagement est d'embaucher 1 500 médecins et 2 000 infirmières dans le réseau de la santé. Cette priorité est le reflet d'une conviction profonde : un système public et universel, à l'intérieur duquel le secteur privé peut jouer un rôle, demeure le meilleur moyen d'améliorer la santé des citoyens et de contrôler la croissance des coûts.
F.R. : Il ne faut pas que les Québécois(e)s aient à troquer leur carte d'assurance maladie pour leur carte de crédit. Nous croyons en un système de santé public avec un seul agent payeur comme source de financement, soit l'État. Pour la santé dans La Prairie, le PQ s'engage à augmenter les groupes de médecine familiale, à investir en soutien à domicile et à travailler à la prévention en santé en incitant les gens à bouger davantage.
M.R.-V. : L'ADQ s'engage à garantir des soins dans des délais médicalement acceptables, sinon le patient pourra se faire traiter aux frais de l'État, dans l'établissement de son choix. Afin d'assurer le maintien du régime public et universel, les médecins ne seront autorisés à exercer leur profession dans le secteur privé qu'après une prestation établie dans le régime public. Mon parti appuiera de façon particulière le développement des coopératives de santé afin de favoriser la réappropriation de son organisation de soins de santé par la population.
Que comptez-vous faire afin de soutenir le développement du logement social dans les prochaines années et pour protéger les droits des locataires?
J.D. : Dans un deuxième mandat, le gouvernement libéral accentuera sa lutte déterminée contre la pauvreté et l'exclusion sociale en agissant en partenariat avec les organismes communautaires familiaux, du milieu de la santé et de l'éducation pour améliorer le soutien et l'accompagnement de trois groupes cibles.
F.R. : Je suis vraiment impressionné par les projets de logement sociaux dans La Prairie et je vais tout faire pour les soutenir. Je m'engage aussi à m'occuper davantage des jeunes familles. Le Parti québécois a d'ailleurs annoncé la mise en place d'un programme d'accession à la propriété des jeunes. C'est un gouvernement péquiste qui a annoncé la programmation de 13 000 des 20 000 logements sociaux au Québec. Nous avons toujours eu une très grande sensibilité à cet égard et cela persistera une fois au pouvoir.
M.R.-V. : Il faut encourager l'émergence d'entreprises issues du secteur de l'économie sociale et du monde communautaire à travers la modernisation de l'administration publique. Convaincue que l'excellence est souvent le fruit de la concurrence, l'ADQ encouragera la diversité des fournisseurs de biens et de services publics : le public, le privé, l'économie sociale, les coopératives, etc.
Allez-vous procéder à un rehaussement du salaire minimum pour contrer la pauvreté?
J.D. : Il sera augmenté en mai prochain à 8 $ de l'heure.
F.R. : C'est un gouvernement péquiste qui a introduit en 2002 le mécanisme de fixation du salaire minimum aujourd'hui en vigueur. Le critère prépondérant est le maintien du ratio entre le salaire minimum et le salaire horaire moyen. Il permet de hausser à chaque année le salaire minimum sans engendrer de hausse draconienne. Nous poursuivrons l'application du mécanisme afin de s'assurer qu'il y ait une hausse du salaire minimum raisonnable à chaque année.
M.R.-V. : L'ADQ s'engage à ne pas augmenter les impôts et les taxes. Suivant un véritable équilibre budgétaire, le tiers de la marge de manœuvre pourra être appliqué à diminuer les impôts
Quelles mesures votre parti propose-t-il pour augmenter la représentation des femmes aux instances de développement régional et local et notamment à la Conférence régionale des élus? (CRÉ)
J.D. : Nous avons mis en place une mesure qui oblige les organismes à respecter la parité entre les hommes et femmes sur leur conseil d'administration. Nous sommes sensibles à la place des femmes en politique. Leur élection est la meilleure façon d'augmenter leur présence à la CRÉ. Nous en présentons 44 pour celle-ci.
F.R : Le Parti québécois a initié un programme favorisant l'accès des femmes à des postes décisionnels ou électifs "À égalité pour décider", aboli par le Parti libéral. Une fois au pouvoir, nous remettrons sur pied ces mécanismes. L'égalité entre les femmes et les hommes est loin d'être atteinte et il m'importe de continuer à travailler pour que la société québécoise y arrive.
M.R.-V. : En tant que femme, je vais travailler pour qu'elles aient une plus grande visibilité au sein de tous les organismes publics et parapublics ainsi qu'au plan du développement régional et local.
Ajoutez votre commentaire
Devenez membre pour ajouter un commentaire