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Les chevaux, dit-elle c'est sa vie. Elle travaille et vit avec eux. " Chaque fois que je me promenais à cheval, je rencontrais des gens qui me demandaient de pouvoir faire un tour. Au début, je disais OUI, mais je me suis vite aperçue que ce n'était pas simple. Je n'avais pas d'assurances au cas où il arriverait quelque chose. De plus, je me disais que c'était comme un travail au noir quand il me donnaient quelques dollars. Aussi j'ai décidé de bien faire les choses. D'offrir de vrais tours dans de vraies circonstances. Et j'ai fondé mon entreprise, Les calèches au pays du Survenant qui offriraient des tours dans le Vieux Sorel. "
Toutes les villes offrent ce genre de service, dit-elle. Pourquoi pas nous, ici, s'est-elle demandée. La réponse lui vint aussi vite que la question était montée!
Ainsi a-t-elle, en mars 2005. obtenu de la ville de Sorel-Tracy une loi sur les calèches, à l'instar de plusieurs grandes villes. " Fière moi-même, j'aime les choses bien faites ", dit-elle.
Son permis en poche, Madame Cournoyer a lancé officiellement son entreprise, en juin 2005 avec un convoi de 15 attelages. Aujourd'hui, elle utilise ses chevaux pour des tours de ville mais aussi plus largement pour des promenades en sentiers, des mariages, des réceptions, la livraison de fleurs, des anniversaires, des fêtes d'enfants et autres événements spéciaux, ce qui lui permet de travailler douze mois par année, tant auprès de la population locale que des touristes. Comme elle participe aussi a des événements hors du Bas-Richelieu, lors de certains festivals par exemple.
Ainsi du rêve de passer de plus en plus de temps avec ses chevaux à la réalité du quotidien de l'entreprise, elle travaille désormais entourée d'une équipe d'une douzaine de personnes dont un vétérinaire, un forgeron, des palefreniers, des cochers et compagnons d'écurie qui voient, avec elle au bon fonctionnement de l'entreprise.
Même si les tours d'attelage prennent de plus en plus d'importance, elle a aussi élargi ses horizons en ajoutant aux huit chevaux de son écurie, tous les éléments d'une fermette, en ville. " On a maintenant de nombreux petits animaux, des cailles, poule, chèvre, chiens et chats que les visiteurs peuvent approcher, apprivoiser. Dans certains cas, ils peuvent même leur donner des soins avec l'aide de personnes de l'entreprise. Les gens viennent, peuvent brosser les bêtes, découvrir leur caractère en toute sécurité. Poser des questions sur leur comportement. D'ailleurs. ils sont toujours surpris de voir comment chacun de ces animaux a sa place, son nom. On connaît sa date de naissance. "
Elle souhaite même que visiter la fermette soit occasion de découvertes pour le plus jeunes, peut-être même de zoothérapie pour les aînés.
Sylvia Cournoyer est une battante qui ne laisse rien la distraire de son projet. Un incendie causé par la foudre, en juillet 2005 - un mois, jour pour jour après le lancement de l'entreprise - a nécessité des investissements imprévus . " Heureusement, il a épargné les bêtes, mais moi, je refusais de me laisser abattre et le soir même, j'avais déjà papiers et crayons en mains pour faire des plans et rebâtir le tout. Il n'était pas question que tout s'arrête là. On a relevé le défi en regardant de l'avant et en se retroussant les manches. "
L'intérêt que le Gala du mérite économique a manifesté pour son entreprise en lui attribuant un grand Prix Joseph-Simard de tourisme confirme son intuition qu'après une ère où le cheval n'était plus aussi apprécié - remplacé par les tracteurs et moteurs - il regagne ses lettres de noblesse. " Dans un monde stressé comme le nôtre, où les gens ont parfois la nostalgie du calme de la vie d'autrefois, on renoue avec la noblesse du cheval. Le contact avec un être vivant que l'on avait éloigné. On redécouvre le plaisir de le côtoyer et de le laisser nous promener en nature ou en ville, à son rythme ".
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