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Francis Higgins
Le Reflet - 8 mai 2004
Actualité > Faits divers
C’est ce qu’assure le photographe amateur Denis Gionet. Même s’il est plus habitué à croquer sur le vif des images de nature, il jure que tous peuvent ramener des photos étonnantes de leurs voyages.
«Il ne faut pas avoir peur d’expérimenter avec la photographie, a dit le Sainte-Catherinois. Cette forme d’art possède ses propriétés expressives comme la peinture, la sculpture et l’écriture.»
D’ailleurs, il a expliqué sa conception de l’art lors d’une conférence présentée à la maison Melançon de Candiac, lundi.
En tête de liste, M. Gionet prône la simplicité comme plus grand principe. En photographie, il faut que le moins d’éléments possible détournent l’attention du sujet principal. Il ne faut pas que la photo d’un petit garçon soit ruinée à cause d’une branche d’arbre mal située dans l’image.
«Combien peut-on retirer d’objets dans une cuisine sans en changer la nature?, a demandé l’artiste. Au fond, on a besoin d’une chaise, une table, un four, un frigo, une casserole, des assiettes et des ustensiles. Tout le reste nous distrait du sujet.»
Il cite la photographe d’enfants de renommée internationale, Anne Geddes, qui disait que le plus grand défi dans son domaine est de rester simple.
Il faut prendre le temps de regarder autour de soi avant de cliquer. Pour des photos à couper le souffle, il est essentiel de développer sons sens de l’observation, ce que M. Gionet appelle la discipline visuelle.
De nombreux grands imagiers passent beaucoup de temps à faire du «design visuel». Il s’agit simplement d’examiner attentivement une scène pour en tirer l’angle, la disposition et la luminosité parfaite.
Évidemment, ce talent ne se développe pas du jour au lendemain. La seule solution est de photographier encore et encore.
Pour M. Gionet, la photographie est devenue un mode d’expression en plus d’un passe-temps. «Quand je fais mes sorties photos, je décroche. J’oublie mes préoccupations pour m’arrêter sur les détails de l’image», a-t-il partagé.
L’astuce est d’être plus ouvert à son environnement afin de, peut-être, trouver des trésors d’inspiration dans son jardin.
Le photographe a également offert un conseil plus technique : il est possible de modifier la vitesse d’obturation et la mise au point pour changer sa profondeur de champ.
La profondeur de champ correspond à la zone de netteté devant et derrière le sujet sur lequel est faite la mise au point. Elle détermine la distance à laquelle les objets apparaîtront nets.
Plus le diaphragme sera ouvert, la distance focale longue et le sujet proche, plus la profondeur de champ sera petite. Les images devant et derrière le sujet seront donc plus floues. Cette technique permet de créer de très beaux effets.
Finalement, M. Gionet ajoute qu’il n’est pas nécessaire de compter sur du matériel sophistiqué et cher. Il a lui-même travaillé ces quatre dernières années avec un engin de 350 $ seulement.
«Ce n’est pas l’appareil qui compte, mais l’œil qui est derrière», a-t-il conclu.
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