9 février 2010 - Boucherville, Qc Nuageux -7º
Connexion - Saisissez votre adresse de courriel et votre mot de passe pour vous connecter.
Connexion des membres | Devenir membre
oublié ?
Se connecter

Quand les citoyens se fâchent et décident de mettre fin à un scandale

Le Journal de Chambly - 26 septembre 2006

Éditoriaux > Billet / Éditorial

Qui se souvient de la fourrière Malo de Saint-Angèle-de-Monnoir? Sa présence en sol angèloirien fut une infamie qui a fait tache à l’histoire et qui remue sans doute encore aujourd’hui de bien pénibles souvenirs. Son activité avait été dénoncée en décembre 1989 par une coalition de citoyens se portant à la défense des droits des animaux. Cette fourrière exerçait le commerce honteux d’animaux soit achetés dans d’autres fourrières du Québec, soit volés chez des particuliers. Ils étaient ensuite vendus à des laboratoires expérimentaux des États-Unis dans des conditions sanitaires cruelles et indignes.

Le Journal parlait d’un commerce florissant - 100 à 150 animaux y transitaient chaque semaine - pour y être exportés aux Etats-Unis.

Un gros camion lettré Bio Medical Associated venait y faire une cueillette deux fois par semaine. Les animaux étaient dirigés vers plusieurs points de vente sur la côte est américaine.

Pourquoi ce commerce en sol québécois et non pas aux États-Unis? C’est que dans le pays de l’oncle Sam, une loi interdit aux laboratoires expérimentaux d’acheter des animaux dans les fourrières et refuges alors qu’au Québec aucune législation n’interdisait ce type de commerce.

Les citoyens en colère ont bien tenté d’obtenir un mandat de perquisition pour pénétrer dans la fourrière et y faire l’inventaire des traitements réservés aux animaux, peine perdue. Ils ont tout de même obtenu d’un inspecteur de la SPCA qu’il oblige le propriétaire à ne plus parquer de chiots dans des barils de plastique laissés à l’extérieur en plein hiver.

Plusieurs chiens sous-alimentés étaient laissés à eux-mêmes dans un enclos à 20 degrés sous zéro.

Une fois rendus dans la grande boîte du camion US, ils n’étaient plus nourris et n’avaient même pas droit à un peu d’eau.

Les exploitants du commerce ont argué qu’ils devaient de toute façon servir à des expériences de laboratoire. Ça s’est passé il n’y a pas si longtemps chez nous. On entend encore parler d’horreurs de ce genre, de ci, de là, de nos jours. Et il y a toujours une zone de gris dans la loi régissant le commerce des animaux vendus par des éleveurs à des animaleries. L’abolition de cruauté envers les animaux (pas plus qu’envers d’autres humains) n’est pas un combat gagné, loin s’en faut!.(JSO)


Envoyer à un ami

Commentaires
(0)

Ajoutez votre commentaire

Devenez membre pour ajouter un commentaire

Dans l'actualité - 9 février 2010

Actualité

Communautaire

Culture

Divers

Économie

Éditoriaux

Opinions

Sports