M. Urovitch a été couronné récemment directeur d'école exceptionnel par la Canadian Association of Principals et The Learning Partnership. Il sera intronisé, le 14 février prochain, à l'occasion d'une cérémonie à Toronto, à la prestigieuse National Academy of Principals. Parmi les 30 leaders en éducation au pays qui recevront cet honneur, il est le seul du Québec.
"Je reçois cet honneur avec humilité. Il y a beaucoup de directeurs dans la province qui font la même chose que moi pour les élèves et les enseignants, autant chez les francophones que les anglophones", a commenté M. Urovitch, interviewé mercredi matin dernier à l'heure où les quelque 400 élèves de son école débarquaient des autobus jaunes.
Posté à l'entrée de la cour de l'établissement, le directeur a salué amicalement les enfants qui arrivaient, en nommant plusieurs par leur prénom.
Pour M. Urovitch, un directeur d'école n'est pas un préfet de discipline à qui les profs envoient les élèves turbulents qui perturbent la classe.
"Je ne veux pas que les enfants aient peur de moi. Je ne suis pas la personne qui fait juste de la discipline", souligne-t-il. Des élèves vont souvent voir le directeur à son bureau pour leur montrer leurs bons coups. Lire un texte, par exemple. "C'est important que les élèves aillent à mon bureau pour des bonnes choses."
Aussi, une fois par mois, M. Urovitch déjeune avec quelques élèves méritants. Un bon comportement en classe, des efforts dignes de mention, des progrès dans une matière, un beau geste, sont autant de motifs de récompense. "Tous les enfants réalisent quelque chose de bon un moment donné. Sur deux ans, tous les élèves déjeunent avec moi. Les élèves aiment ça", souligne le directeur.
Celui-ci sera à son tour honoré le 14 février pour sa contribution exceptionnelle à l'enseignement public.
Sa candidature a été soumise par la Commission scolaire New Frontiers qui chapeaute l'école Mary Gardner.
Parmi ses réalisations, M. Urovitch a encouragé les administrateurs de la commission scolaire à favoriser une approche qui invite la communauté entière à s'impliquer dans l'apprentissage des élèves.
Il a aussi conclu un partenariat de recherche avec l'Université McGill visant à développer des ressources pour aider les enseignants à mieux répondre aux besoins spécifiques des écoliers.
M. Urovitch a aussi mis de l'avant le projet "Apprendre avec l'ordinateur portable" qui explore comment cet outil pourrait être employé en classe.
Il a aussi soutenu le projet "GOAL" d'entrepreneurship qui permet aux élèves de créer une petite entreprise et de s'initier à la gestion. Une initiative qui a été saluée, l'an dernier, par la commission scolaire.
Leader expérimenté en éducation, M. Urovitch siège à plusieurs comités de la commission scolaire. Celui des relations de travail avec les enseignants et celui des ressources humaines, entre autres.
"Dans chaque cas, M. Urovitch a gagné la confiance de tous les membres du comité avec sa capacité de résoudre les problèmes, ses qualités interpersonnelles et son sens de l'humour", apprécie Ken Robertson, directeur général de la Commission scolaire New Frontiers.
La contribution de M. Urovitch à la mise en place d'un programme visant à reconnaître et stimuler le leadership de tout le personnel de la commission scolaire est aussi digne de mention, fait valoir M. Robertson.
Comme toutes ses semblables de la Commission scolaire New Frontiers, Mary Gardner est une école anglaise... bilingue. "La moitié de l'enseignement se déroule en anglais et l'autre moitié en français", souligne M. Urovitch. "Plusieurs élèves ont le français pour langue maternelle."
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