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Images prises dans la matinée du 8 mai, alors que les policiers de la Régie ont commencé leurs moyens de pression par du piquetage au quartier général de la Régie située à Belœil (Photos : PPM).

Moyens de pression des agents de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent

Les citoyens ne seront pas touchés, assure le syndicat

David Penven

Le Journal de Saint-Bruno - 12 mai 2007

Actualité > Faits divers

"Oui, on est en moyens de pression, mais non, les citoyens n'en souffriront pas". Tel est le message qu'a livré et répété au Journal Jean Ledoux, président du comité des voies et moyens à la Fraternité de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent.

Les 201 policiers de cette Régie, dont fait partie Saint-Basile, ont rejeté en assemblée, le 3 mai, les dernières offres patronales et ont opté pour la mise en place de moyens de pression. Moyens qui ont été mis en branle dans la matinée du 8 mai, dès 8h, par du piquetage au quartier général de la Régie située à Belœil.

Si plusieurs points ont été réglés durant les négociations, la question salariale, celles du régime d'assurance et du fonds de pension constituent les points d'achoppement.

"Par exemple, il y a le problème concernant le fonds de pension. La Fraternité demande l'ancien fonds de pension de Belœil et le conseil d'administration de la Régie veut celui de Sainte-Julie, parce qu'il est, évidemment, moins bon pour nous. Au niveau salarial, nos demandes tournent autour de 2,5% et la Régie veut 2%. Les négociations ne sont pas rompues, sauf qu'il n'y a plus de date de prévue pour les rencontres. Cela fait depuis le mois de décembre qu'il y a des rencontres et des rencontres et on se fait promettre chaque fois qu'il y aura déblocage et il n'y en a pas. Le patron est arrivé à la fin avril avec une offre finale. Cette offre a été rejetée à 99% par nos membres", a mentionné M. Ledoux, au nom de ses collègues et de Jacques Desrosiers, actuel président de la Fraternité.

Cela fait maintenant deux ans que les parties patronale et syndicale essaient de négocier une nouvelle convention collective.

"Les citoyens ne verront pas de différence"

Pour le président du comité des voies et moyens à la Fraternité de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent, il est important de souligner que les moyens de pression de ses collègues n'auront aucun impact chez les citoyens.

"On ne veut pas prendre les citoyens en otage. Ça, il n'en est pas question. Les citoyens ne verront pas de différence dans les services et dans le port de l'uniforme. On ne croit pas à ça. Il n'y aura pas de moyens de pression dans les patrouilles, le temps d'appel, etc. On est dans l'année de la sécurité routière, il n'est pas question d'abandonner ça. On tient à informer la population. J'ai 32 ans de service, j'en ai vu d'autres... Et souvent, on fait de la désinformation. Aussitôt qu'une auto-patrouille prend plus de temps sur une plainte, on dit que c'est à cause des moyens de pression. Les moyens de pression se feront auprès des personnes concernées, c'est-à-dire le conseil d'administration de la Régie, composé des 17 maires. C'est eux autres qui nous payent et ils nous disent tout le temps qu'ils n'ont pas d'argent. Mais nous autres, nous allons leur démontrer le contraire", de souligner Jean Ledoux.

Créée en février 2004, la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent regroupe 17 municipalités (*). La présidence de la Régie est détenue par Simon Lacoste, maire de Saint-Amable.

Manque d'effectif

Quand on fait remarquer que, moyens de pression ou non, le temps de réponse des policiers de la Régie, selon les plaintes des Grandbasilois qui parviennent au Journal, est long, M. Ledoux invoque le manque d'effectif.

"Ce n'est pas nous autres qui avons créé la Régie. Il y a peut-être un manque de personnel, mais ce n'est pas nous autres qui décidons."

Est-ce qu'il y a manque de personnel?

"D'après mon expérience sur le terrain, c'est évident qu'il manque de personnel, mais je n'ai pas de statistiques là-dessus. C'est sûr que lorsque l'on crée une Régie, c'est un peu long. Ça peut prendre cinq ans avant que ce soit rodé. Sauf que tout le monde fait des efforts. On est le plus gros service de police de niveau 2 du Québec."

(*) Soit celles de Belœil, Calixa-Lavallée, Carignan, Chambly, Contrecœur, McMasterville, Mont-Saint-Hilaire, Otterburn Park, Richelieu, Saint-Amable, Saint-Basile-le-Grand, Sainte-Julie, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Mathias-sur-Richelieu, Saint-Mathieu-de-Belœil, Varennes et Verchères.


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