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DELSON - L'accident survenu à l'écluse de Sainte-Catherine a suscité de nombreuses interrogations chez les lecteurs. Sonia Laforest, gestionnaire intérimaire des urgences à Environnement Canada, s'est portée volontaire pour démystifier plusieurs termes entourant un déversement de ce genre.
"Ça dépend du degré de contamination. Lorsqu'il a du carburant sur lui, l'oiseau dépense beaucoup d'énergie et s'affaiblit. C'est pourquoi on a tant de facilité à les capturer. On les envoie ensuite au centre de réhabilitation. À Sainte-Catherine, six sur 11 ont survécu. C'est une bonne moyenne en regard des statistiques obtenues lors d'autres catastrophes de plus grande envergure. Les oiseaux toujours en vie ont été libérés cette semaine. Il faut comprendre que chaque espèce réagit différemment au type de savon et à l'eau utilisée sur son plumage. Ce n'est pas facile de les sauver."
"Non! Le pétrole est un terme général qui englobe tout. Le brut, c'est du pétrole non raffiné comme celui qui s'échappe dans le Golfe du Mexique. L'essence est du brut raffiné par distillation, le diesel aussi, mais à une échelle moindre. Ce sont des sous-produits du pétrole. Le mazout est un résidu de cette distillation. On l'utilise dans l'alimentation des moteurs de bateau, comme celui qui a percé son réservoir à Sainte-Catherine. Sur la Voie maritime, les cargos se déplacent au diesel, mais en haute-mer, ils utilisent le mazout."
"Racler le fond marin détruirait cet écosystème. On vérifie s'il y a eu des dépôts au fond, mais dans la plupart des cas, il n'y en a pas."
"Non, c'est relativement facile. En fait, 95 % de la matière flotte à la surface dans le cas du mazout et du pétrole brut. Donc, on a de bons repères visuels. Ceci permet de mieux organiser et de diriger la collecte. Dans le cas des berges, c'est moins évident. Il faut prendre le temps de les nettoyer." n
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