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La Voix - 2 avril 2005
Culture > Arts de la scène
(HG) - Le "Roi du drum" Ti-Guy Nadon s'en vient à Sorel-Tracy !
Celui qui peut utiliser n'importe quoi comme instrument de percussion montera sur la scène du Cabaret du Saint-Cyrille, le samedi 9 avril prochain.
Le batteur de jazz à la personnalité attachante, en compagnie de ses invités, interprétera les grands standards du style, tels "Sweet Georgia Brown" et "Hey ! Ba-Ba-Re-Bo", ainsi que certaines de ses compositions aux titres évocateurs tels "L'inflation" et "Référendum Blues".
À 71 ans, Guy Nadon occupe une place particulière dans l'univers du jazz montréalais. Autodidacte, issu du quartier populaire d'Hochelaga, c'est sur des boîtes de conserve, des assiettes à tarte et sur les poubelles qu'il apprend les rudiments de son art, en se servant de barreaux de chaises dérobés dans la cuisine.
Guy Nadon a d'ailleurs souvent utilisé ces éléments dans certains de ses spectacles pour prouver qu'on peut faire de la musique avec n'importe quoi, pourvu qu'on ait le sens du rythme et de la musique. En 1975, il fondait son groupe "La pollution des sons".
Malgré son parcours particulier, il est reconnu par ses pairs et accompagne de nombreux artistes reconnus tels Vic Vogel, Oliver Jones, Charles Aznavour et Dennis Christianson.
Après avoir écumé tous les bars de jazz de Montréal et d'ailleurs, il a enregistré son premier album CD en 1997 lors d'un spectacle qui a eu lieu à la maison de la culture Frontenac.
Ce spectacle a fait l'objet d'un documentaire du cinéaste Serge Giguère, qui a mérité le prix André-Leroux au Rendez-vous du cinéma québécois.
En 1998, le Festival international de jazz de Montréal, auquel il a participé plus d'une vingtaine de fois, lui a décerné le prix Oscar-Peterson, destiné à honorer un artisan dans le domaine du jazz.
Samedi prochain, il sera accompagné de son jazz band de quatre musiciens. (Voir Calendrier culturel).
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