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Lettre aux lecteurs

La victimisation des femmes coûte cher aux contribuables

Le Soleil de Valleyfield - 7 octobre 2006

Opinions > Lettres des lecteurs

Le Soleil de Salaberry de Valleyfield publiait, le 9 septembre dernier, un article sous la plume du journaliste Normand Morand. Si l'on se fie aux affirmations du journaliste, des intervenantes au CALACS La Vigie (Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel) et de celles de responsables de deux maisons de femmes violentées, la violence contre les femmes ne connaîtrait pas de répit et serait en progression.

Ce sont des affirmations qui viennent en totale contradiction avec toutes les recherches sérieuses et les chiffres officiels de sources objectives. Ainsi, pour la région Salaberry-Valleyfield, la Sûreté du Québec a relevé au total, pour 2005, 45 cas de violence conjugale dont aucun n'était du niveau 1, soit le niveau le plus grave d'agression. Les chiffres disponibles pour 2006 font état de 29 cas de violence dont un seul de niveau 1. Encore là, il s'agit d'allégations de violence et rien ne permet d'affirmer qu'elles ont mené à des condamnations. Pour l'année 2005, le très sérieux Institut de la statistique du Québec dont on ne peut mettre en doute l'impartialité, parle de 473 cas de toutes formes d'agressions sérieuses contre les personnes pour la province, soit une diminution de 52 % par rapport à 1992. La plus récente enquête de Statistique Canada confirme que le nombre d'homicides sur une conjointe a diminué de 39 % entre 1991 et 2004.

Contrairement à ce qui est véhiculé par certaines intervenantes des CALACS et des maisons d'hébergement, les assassinats d'enfants sont majoritairement perpétrés par des femmes. Suzanne Léveillée, professeur en psychologie à l'Université du Québec à Trois-Rivières, a répertorié 75 cas de parents qui ont été reconnus coupables de filicide entre 1986 et 1994. Dans 39 cas, c'est une femme qui était coupable. Les enlèvements d'enfants sont aussi majoritairement perpétrés par des femmes.

Sur le site Internet des CALACS, on peut lire qu'une Québécoise sur quatre est victime de viol et d'agression sexuelle, ce qui ferait du mâle québécois l'individu le plus dangereux de la planète. Chiffre complètement farfelu, dénué de tout fondement scientifique, tout comme le mensonge des 300 000 femmes battues annuellement au Québec qu'a colporté pendant des années certaines responsables de maisons d'hébergement et qui a coûté si cher aux contribuables.

À elles seules, La Vigie, L'Accueil pour Elle de Valleyfield et La Résidence Elle ont reçu la jolie somme de plus de 1 200 000$ pour la seule année 2005 en subventions gouvernementales d'après Revenu Canada. Imaginons maintenant ce qu'il en coûte aux contribuables québécois pour financer une multitude d'organismes semblables à la grandeur du Québec... Industrie fort lucrative pour nos féministes professionnelles très habiles dans l'art de créer des victimes en série et de s'assurer ainsi des emplois intéressants. Le plus aberrant dans toute cette affaire, c'est que l'État ne semble exercer

aucun contrôle serré, blindé, sur la clientèle qui fréquente ces organismes de même que sur l'argent dépensé. Les récents documents qui nous ont été remis grâce à la Loi d'accès à l'information confirment nos appréhension.

Quant à l'hypersexualisation des jeunes filles que déplorent dans le même article les intervenantes concernées, il serait bon qu'elles se remémorent les luttes que les féministes ont menées pour la libération sexuelle des femmes depuis les années 70. Leur dénigrement de la paternité a produit au fil des ans des dégâts psychologiques d'une rare gravité auprès de nos jeunes. Aujourd'hui, ces féministes professionnelles s'en plaignent et aimeraient bien être subventionnées encore une fois à coups de millions puisés dans les poches des contribuables déjà lourdement taxés, pour tenter de régler un problème social qu'elles ont elles-mêmes créé.

Nous souhaitons que l'État fasse rapidement le ménage dans plusieurs organismes féministes à vocation sociale. Il économiserait ainsi assez d'argent pour réparer nos routes et nos viaducs...

Oui, il y a des femmes battues, tout comme il y a des enfants battus, des vieillards battus et des hommes battus. Mais prétendre que le Québec est une terre de violence pour les femmes relève de la pure démagogie. Notre taux de criminalité est un des plus bas au monde. L'industrie de la victimisation des femmes est une industrie fondée sur des peurs fictives qui n'ont aucune assise scientifique. Il est temps que les contribuables en prennent conscience et que cesse cette propagande méprisante, sournoise, à l'endroit des hommes du Québec !

L'équipe de recherche de L'Après-rupture, par Jean-Pierre Gagnon, directeur de recherche.


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