Cette grande corvée de nettoyage était organisée par les responsables du Comité Zone d’Intervention prioritaire (ZIP) du Haut Saint-Laurent en collaboration avec une quinzaine de partenaires dont l’école de plongée Soulo du secteur Grande-Île.
«Malgré la pluie, les bénévoles se sont présentés pareil et les gens ont bien participé. Les premiers plongeurs sont arrivés vers 8 h et la journée s’est terminée vers 16 h 30. Tout s’est très bien déroulé. Tout ce qui devait être sorti du fond de l’eau a été récupéré», soutient Marthe Théorêt, agente d’information au Comité ZIP du Haut Saint-Laurent.
Le comité organisateur a également obtenu une bonne collaboration de la part des policiers de la Sûreté du Québec qui ont donné un bon coup de main. Un habitué des causes, le député Serge Deslières a également consacré de son temps, cette fois pour la cause environnementaliste.
Pour leur part, les bénévoles du Club de VTT du Suroît ont sorti certains objets lourds de la rivière à l’aide des véhicules tout-terrains pour les amener vers deux conteneurs qui étaient localisés dans le périmètre des lieux de la corvée.
Durant cette journée, les plongeurs ont fait une trouvaille en repêchant une vingtaine de cylindres d’embrayage flambant neufs.
La question est de savoir comment ces pièces de transmission automobile se sont retrouvées dans les eaux de la rivière Saint-Charles? Selon toute vraisemblance, elles séjournaient à cet endroit depuis quelques jours, tout au plus.
Quoiqu’il en soit, cette affaire a été remise dans les mains de la SQ qui enquêtera afin de déterminer d’où proviennent les pièces et si elles ont été rapportées volées.
Si l’enquête ne s’avère pas concluante, les cylindres seront vendus et l’argent récolté sera remis à l’école Saint-Eugène de Valleyfield pour les enfants défavorisés.
Parmi les autres objets retrouvés, on remarque notamment une vingtaine de paniers d’épicerie ou de magasin à rayons, plusieurs pneus, de la vaisselle d’Angleterre, un panneau publicitaire de Coca-Cola, un téléphone cellulaire, des bouteilles de toutes sortes dont une bouteille de lait (1/4 litre) avec l’inscription Montreal Cotton.
D’autre part, Marthe Théorêt a fait remarquer que l’on trouve beaucoup de moules zébrées dans la rivière Saint-Charles, à l’instar du lac Saint-François et du fleuve Saint-Laurent.
D’ailleurs, des moules zébrées étaient collées sur les objets récupérés qui ont séjourné dans l’eau durant une certaine période de temps.
«Malgré tout ce qu’on peut en dire, les moules zébrées sont reconnues pour être les plus grands purificateurs d’eau au monde. Près du pont Saint-Charles, l’eau est très claire et la profondeur de la rivière atteint 22 pieds», a révélé Mme Théorêt.
L’organisation d’une telle journée a nécessité un budget d’environ 35 000 $. De ce montant, une contribution financière de 15 743 $ provenait des gouvernements fédéral et provincial par le biais du programme «Interactions communautaires». La balance provient de neuf commerces ou entreprises qui ont décidé de s’impliquer dans le projet.
Fait à signaler, les objets récupérés lors de cette corvée de nettoyage seront en montre lors d’une exposition qui aura lieu dans la promenade du Centre Valleyfield, du 19 au 21 octobre.
Il s’agissait de la troisième corvée du genre à se tenir depuis 1999 dans le lit de la rivière Saint-Charles. Il aura fallu sept ans pour que la section comprise entre les rues Maden et Fabre soit entièrement nettoyée.
Pour Marthe Théorêt, il s’agit sans aucun doute d’un excellent moyen de sensibilisation à la sauvegarde de l’environnement auprès des jeunes et des moins jeunes. «Il y a beaucoup plus de conscientisation aujourd’hui qu’il y avait auparavant», a-t-elle conclu.
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