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par Anne Vilandré
Les 2 Rives - 27 juillet 2010
Opinions > Lettres des lecteurs
Au moment d’écrire ces lignes, je me trouve à quelque part sur une route de la Nouvelle-Angleterre. Je vous avoue que je suis une fan finie de cette région. Un peu rétro, j’en suis à ma première expérience, écrire en route. Je sais que les jeunes l’ont pour pratique courante, mais pour ma part j’embarque dans la nouvelle technologie à petits pas. Je fais bon usage des moyens de communication moderne, mais je suis un peu paresseuse, voire peureuse en ce qui a trait à tous les réseaux sociaux de type Facebook et les autres, mais je dois avouer que cela est pratique.
Je me demande si l’évolution soulève toujours ces sentiments mitigés entre devenir de plus en plus efficace et maintenir ses vieilles habitudes? On entend souvent que: «Le changement ça se prépare», est-ce que je suis en résistance? Bonne question! J’avoue que je trouve parfois que les contacts directs sont bien mieux que ces pseudos liens d’amitié qu’on développe sur le net. Mais quand même, j’étais très heureuse de recevoir des souhaits d’anniversaire de gens que j’ai pour amis sur Facebook. Ils ne sont pas tous des intimes, mais ils ont pris quelques minutes pour me transmettre une pensée. J’y ai même retrouvé des personnes, amis et famille éloignée, que j’avais perdues de vue.
J’étais enchantée, grâce à Internet, de pouvoir lire les propos de mon collègue Reynald Bergeron, pendant ma présente escapade. Cela m’a d’ailleurs portée à réfléchir quant aux festivals, celui de la gibelotte et les autres. Quels sont les éléments distinctifs de ces événements qui attirent les foules? Si Walt Disney n’était que Magic Kingdom, serions-nous prêts, en 2010, à payer de grosses sommes pour parcourir ses manèges? N’a-t-il pas fallu Epcot, Universal… pour que notre intérêt demeure?
Le changement, toujours le changement, l’évolution! Cibler un public, celui-ci étant toujours de plus en plus sélectif, et toujours, avec avant-garde lui donner ce qu’il demande, ce qu’il souhaite. L’éblouir, parce que ce public est aussi de plus en plus difficile à impressionner, il a accès à tout. En un clic, il peut visionner les plus beaux palais du monde (encore l’évolution), alors il est exigeant.
Ce public est branché sur Twitter. Il suit en direct les propos de ses idoles, il peut peut-être même twitter sur les mêmes thèmes qu’eux. Ces pratiques et plusieurs autres font maintenant partie de la vie courante, c’est banal d’être branché… Pendant que je vous écris mon propos, la dame virtuelle du GPS nous dit de tourner à gauche dans six kilomètres. Mon imaginaire se plaît de penser qu’il y a un genre de «sorcière bien-aimée» assise sur un satellite qui suit notre voiture pour nous dicter où aller… une bonne fée!
Banale! Pas tant que ça. Oui, c’est pratique la technologie et nous n’avons pas le choix d’embrasser le changement. L’évolution est de tous les temps, on nous l’avait annoncée. Les années 2000 seront celles des communications, Tout sera accessible, et ce, de partout dans le monde.
Lorsque le téléviseur a fait son apparition, les gens ne pensaient jamais qu’ils regarderaient un jour un petit écran qui se confond dans le décor en forme d’écran plat. Je ne suis pas certaine qu’un jour j’ai pensé que j’écrirais, dans un véhicule coincé dans le trafic de la ville de Boston, mais de toute évidence, l’évolution a franchement diminué les distances, celles qui séparent les gens, celles qui nous rendent plus exigeants.
(Maintenant il ne me reste qu’à envoyer par Internet ce texte qui franchira la distance bien plus rapidement que nous.)
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