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Voyager avec une trousse de réparation permet d'être autonome en cas de pépin. (Photo d'archives - Judith Cailhier)
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Même avec un bon vélo, il importe de positionner ses composantes afin qu'elles soit adaptées à son utilisateur.

L'équipement du cyclotouriste

Guillaume Poulin-Goyer

Le Reflet - 7 avril 2007

Sports > Actualité sportive

DELSON - Une combinaison d'ingrédients sont nécessaires pour passer un séjour cyclotouriste agréable. Elle se résume à se sentir bien sur son vélo, à pédaler avec la bonne technique et à être en forme pour l'activité.

Spécialiste du vélo, Richard Bradette, de Néron sports cycle à La Prairie, estime qu'il faut d'abord une bicyclette adaptée à la pratique du cyclotourisme.

Il recommande de cibler les marques réputées telles que Rocky mountain dont le modèle Sherpa conçu pour cette activité.

Contrairement aux bicyclettes cyclosportives, davantage recherchées pour leur haute performance, les vélos cyclotouristes ont généralement une plus grande distance entre les deux roues, ou, dans le jargon du métier, un empattement plus long. "Ils seront plus confortables pour parcourir de grandes distances", fait valoir M. Bradette qui ajoute qu'un vélo doit être adapté à la grandeur de son propriétaire.

Le cadre du véhicule sur deux roues doit être souple, ce qui permet de supporter le poids des bagages transportés lors des escapades. "En cyclotourisme, on charge le vélo comme un mulet", illustre-t-il. L'acier chromoly est préférable à l'aluminium, car il est plus facile à souder en cas de bris. Easton et Colombus fabriquent de bons cadres qui allient résistance et légèreté, remarque M. Bradette.

Disposer de freins puissants est également souhaitable étant donné la nécessité d'arrêter en descendant une côte. Les freins en V sont acceptables, mais ce sont de loin ceux à disque qui assurent un bon freinage lorsque la roue est mouillée, boueuse ou poussiéreuse.

La transmission et le dérailleur de la bicyclette de cyclotourisme se rapprochent quant à eux de ceux du vélo de montagne. M. Bradette suggère de consulter un expert pour obtenir les meilleurs conseils selon l'usage qu'on en fait.

La bonne technique

Une fois en possession d'un bon vélo, il importe d'avoir la bonne technique pour rouler. Pour ce faire, il faut ajuster le vélo à la morphologie du cycliste. Et cela ne se fait pas sur le coin d'une table.

"Ça prend deux heures pour un positionnement adéquat", affirme le spécialiste en la matière. Hauteur et recul de la selle, hauteur du guidon, position des fixations aux pédales ne sont qu'une partie des ajustements nécessaires pour éviter des douleurs aux hanches ou aux genoux.

"Une fois bien positionné, là on est en voiture", lance celui qui est formateur en vélo de route affilié à la Fédération québécoise des sports cyclistes.

Écouter son corps

Avant de partir deux semaines pour faire le tour de la Gaspésie en vélo, il est impératif de s'entraîner quelques mois à l'avance en parcourant, à l'occasion, des distances de 100 km quotidiennement. M. Bradette recommande de participer à des activités de deux ou trois jours de vélo consécutifs

Des cours de vélo sont également une option viable pour apprendre les techniques de pédalage seul, en groupe, en montée etc. "Il faut être capable de pédaler sans temps mort", dit celui qui forme des gens à cette technique pour Énergie Cardio.

Au cours de l'escapade cyclotouriste, M. Bradette remarque qu'une vitesse de 25 km/h est acceptable étant donné le chargement du vélo. À raison de quatre heures par jour, les aventuriers auront parcouru leurs quelque 100 km. Selon le profil de cyclotouriste, cette distance peut varier.

"Il faut se respecter, pas se surpasser. Si on a le vent dans la face, on oublie les 100 km. Même chose s'il pleut", estime celui qui ajoute qu'il ne faut pas avoir peur de réviser son trajet.

Ne partez pas sans elle

Une trousse de réparation comprenant un outil à multiples clés, un déjante pneu ainsi que, en rechange, une chambre à air, des câbles à freins et à vitesse permettent d'être plus autonome en cas de pépin. Une pompe et un pneu avec une jante en kevlar, qui se range plus facilement, sont également de mise. Une trousse de premiers soins ne peut également pas nuire pour panser une éraflure ou soulager une ampoule.

Enfin, M. Bradette souligne l'importance du port d'un bon cuissard, d'un maillot ou d'un coupe-vent, selon la température. Des gants qui absorbent une partie des vibrations et une paire de soulier confortable sont aussi à prévoir. Sans oublier le casque protecteur qui peut sauver la vie. "La combinaison cuissard, maillot et gants, c'est la recette du confort sur route", conclut-il.


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