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Les Villes peuvent s'associer aux industries pour diminuer leurs rejets de gaz à effet de serre. (Photo - Judith Cailhier)
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L'automobile est le moyen de transport qui pollue le plus. (Photo - Judith Cailhier)

L'économie énergétique serait payante pour les Villes

Denis Courchesne

Le Reflet - 10 décembre 2005

Actualité > Faits divers

SAINT-CONSTANT - En sensibilisant les employés et en changeant quelques habitudes néfastes, les Villes pollueraient moins et renfloueraient leurs coffres.

C'est le constat qui se dégage d'une conférence organisée par le Conseil régional de l'environnement de la Montérégie au Musée ferroviaire de Saint-Constant, le 20 novembre.

Le CRE-Montérégie cherchait à sensibiliser les élus municipaux aux changements climatiques dus, entre autres, aux gaz à effet de serre (GES). "Ce sont les acteurs les plus près des réalités de tous les jours. Pour cette raison, ils devraient être plus sensibles. Les efforts jumelés des Villes pourraient devenir une solution durable et innovatrice dans notre grande région", lance Richard Marois, président de l'organisme.

Trois conférences étaient présentées. Le coordonnateur au CRE-Montérégie Jim Routier a mis la table. Lors de la période de glaciation quaternaire, la dernière que la planète a vécue, une variation de quatre degrés Celsius a fait basculer le Canada sous une couche de glace variant de deux à quatre kilomètres d'épaisseur, explique-t-il. "Aujourd'hui, on a observé un changement de 0,5 degré Celsius. Il ne faut pas croire qu'il n'y a pas d'urgence, car on sait que ça ne prend pas grand-chose pour bousculer le climat", dit-il.

L'exemple de Québec

Denis Robillard, le second conférencier, chimiste et responsable du plan de réduction des gaz à effet de serre à la Ville de Québec a expliqué les actions entreprises par sa municipalité pour lutter contre l'augmentation des GES.

Trois secteurs ont été ciblés par la Ville. Dans les transports, Québec a économisé 500 000 $ en frais de carburant. Pour ce faire, les employés ont été sensibilisés à diverses réalités, dont éteindre le moteur du véhicule lorsque c'est possible. L'administration a aussi interdit les démarreurs à distance et remplacé le carburant diesel par du biodiesel, l'équivalent de l'éthanol pour l'essence ordinaire.

Seulement pour ses immeubles, Québec a économisé plus de 1,4 M $ de dollars en 2004 et prévoit dépasser les 2 M $ d'épargne l'an prochain. Le programme énergétique incluait, entre autres, la gestion à distance du chauffage et de la climatisation.

La capitale provinciale s'est aussi attaquée aux sites d'enfouissement et à son incinérateur. Le résultat, une diminution de 100 000 tonnes d'émission de GES.

L'aménagement est une source d'économie d'énergie potentielle. Selon Pierre Blais, du ministère des Affaires municipales et des Régions, la manière de conceptualiser la Ville et ses transports y est pour beaucoup dans l'émission des GES. Il propose de diversifier les modes de transport et de favoriser une diminution des déplacements. Il incite les municipalités à être plus que des villes-dortoirs. "Il faut des emplois et du commerce pour éviter les déplacements vers les grands centres", rapporte M. Routier.

Bref, à l'heure du protocole de Kyoto et de la conférence internationale sur l'environnement de Montréal, le CRE-Montérégie confirme aux Villes que l'économie d'énergie est aussi une économie monétaire.


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