LE JOURNAL l'avait écrit dans son édition du 27 janvier dernier Jannick Brassard est vraiment une femme au grand cœur.
Déjà connue pour son implication sociale, la résidante de Saint-Timothée avait signifié son intention de servir une autre bonne cause à travers un nouveau défi courir le marathon pour la première fois.
La thérapeute en réadaptation physique voulait donner une dimension spéciale à son parcours de 42,2 kilomètres en amassant de l'argent pour une personne ou un organisme qui pourrait profiter de sa générosité.
La femme de 30 ans a reçu une multitude de demandes à la suite de l'article paru dans le Saint-François et quelques semaines plus tard, elle a arrêté son choix. Jannick a décidé de courir le marathon pour appuyer les gens atteints de cancer.
L'idée a été soumise par une femme de Saint-Timothée qui a été frappée coup sur coup par la leucémie et un cancer du sein, à trois semaines d'intervalle, en août 2002. Les fonds générés par le marathon permettront de mettre sur pied un programme d'accompagnement social dont le but est d'offrir des ateliers de groupe afin d'apporter un soutien complémentaire aux traitements médicaux.
Or, non seulement Jannick veut contribuer à lancer ce programme inexistant dans la région, elle tient à assurer une continuité et son vœu est d'organiser cette activité de financement sur une base annuelle.
L'ébauche initiale du Défi marathon a été présentée au JOURNAL la semaine dernière aux bureaux des psychologues Manon Déry et June Dubé à Valleyfield.
Jannick Brassard était alors accompagnée de Josée Lareau, l'initiatrice du projet, de Francine Leduc, copropriétaire de l'animalerie Aquavision, qui a également livré une bataille contre le cancer, des deux psychologues, et de Jean-François Dionne, athlète émérite.
Ce dernier, un adepte du triathlon, a contacté Jannick Brassard pour lui proposer de faire le marathon avec elle. De plus, il a fait savoir que plusieurs autres coureurs envisagent de prendre part à l'événement. Yvan Chassé, Luc Girard, Gérard Viau et Hélène Houle seraient au nombre des participants.
"J'ai trouvé l'idée géniale. C'est une cause qui touche toutes les familles. Mon intention est de lancer un défi pour que les entreprises embarquent" a indiqué Jean-François Dionne.
Le marathon pour le cancer sera couru le dimanche 9 mai, jour de la fête des mères. Pour des raisons de logistique, tout indique qu'il aura lieu dans un endroit fermé à la circulation routière et le parc Sauvé apparaît comme étant le site tout désigné. Le parcours comprendrait aussi la piste cyclable du Parc régional du canal de Beauharnois.
Jannick tient à ce que l'activité soit simple et elle ne veut pas mettre sur pied une organisation de la taille des 15 km de l'Astragale. Aucun objectif financier n'a encore été établi mais il est possible qu'un souper bénéfice soit organisé en plus du marathon comme tel.
L'instigatrice du Défi marathon est déjà à l'œuvre pour dénicher des commanditaires. "Un appel à tous sera lancé aux entreprises et résidants de la région de Valleyfield afin de les inviter à courir un certain nombre de kilomètres en notre compagnie" a-t-elle mentionné.
Lors de l'entrevue accordée au JOURNAL, Josée Lareau et Francine Leduc, ont confirmé l'importance, pour les femmes atteintes du cancer, d'avoir accès à ce programme afin d'optimiser la guérison.
Josée Lareau a bénéficié grandement de ces "ateliers de promotion de la santé" qui étaient offerts à Châteauguay. "Les thérapies de groupe m'ont aidé beaucoup à passer au travers la maladie. Il serait important de permettre aux gens d'ici d'avoir accès à ce service" a affirmé la résidante de Saint-Timothée.
Mme Lareau estime par ailleurs qu'il serait approprié de tenir des ateliers destinés aux conjoints et aux enfants des personnes atteintes de cancer, un service qui n'était pas disponible à Châteauguay.
Une douzaine d'ateliers seraient offerts à compter de l'automne prochain et le nombre de participants pourrait varier de 12 à 15 par groupe. Les patients pourront apprendre des techniques qui les aideront à enrichir leur vie, mieux accepter leur réalité, reconnaître les besoins essentiels, respecter leurs limites, travailler leurs émotions, etc.
Relaxation, visualisation, imagination, gestion du stress, communication et développement de la compétence émotionnelle seront parmi les techniques enseignées aux participants. Le programme Belle et bien dans sa peau pourrait également être dispensé si les ressources financières sont suffisantes.
Selon Manon Déry, psychologue, les ateliers de groupe pour personnes atteintes de cancer représentent un besoin évident dans la région. Grâce au Défi marathon, ce service devrait être offert gratuitement aux patients qui se relèvent de la maladie et à leurs proches.
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