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La directrice adjointe de l’école Louis-Lafortune, à Delson, ne le montera pas pour la gloire ou pour l’accomplissement personnel. Elle le fera à la mémoire de sa fille unique, Marissa Hébert, et de tous les enfants atteints de cancers pédiatriques. Son enfant est décédé le 20 juin 2005 des suites d’une longue lutte contre ce tueur silencieux.
L’idée est née l’été dernier alors que son conjoint effectuait le tour cycliste pour le centre de cancérologie Charles-Bruneau en compagnie du présentateur de TVA et fondateur de l’organisme, Pierre Bruneau.
«En parlant avec M. Bruneau, nous avons convenu que ce serait une bonne idée de gravir le mont Kilimandjaro, en Tanzanie, pour tous les enfants malades et ceux qui ont perdu la bataille contre le cancer», explique Mme Gonsalves.
Pour atteindre leur objectif, la trentaine de grimpeurs qui ont accepté de relever le défi doivent amasser 6 000 $ chacun d’ici le 10 janvier 2008, date du départ.
«Nous visons 200 000 $ en commanditaires et dons de toutes sortes, ce qui est de mon avis un objectif réalisable», ajoute la femme de 40 ans.
Entre-temps, celle qui dit ne pas être une sportive dans l’âme devra suivre un programme d’entraînement serré préparé par François Langlois, un alpiniste qui a déjà escaladé les monts Kilimandjaro et Everest.
«Ça demande beaucoup d’implication parce que je dois aller au gymnase assez régulièrement après les classes. J’ai aussi fait l’ascension des marches du Mont Royal en appliquant des techniques de respiration, le mont Orford et le mont Washington, dans l’état de New York. Je me rendrai au mont Tremblant sous peu», confie-t-elle.
Cette ancienne professeure souligne que malgré l’ampleur de la tâche, l’ascension du mont Kilimandjaro ne sera pas aussi difficile qu’elle en a l’air. «Ça se fait à la marche tout le long. Seul le manque d’oxygène près du sommet sera une barrière à franchir», jure-t-elle.
Suzanne Gonsalves espère se rendre sur le toit du continent africain, mais ne sera pas déçue pour autant si jamais elle doit abandonner. «Comme François Langlois nous a dit, chacun aura atteint son sommet personnel», laisse échapper celle qui n’a jamais mis les pieds en Afrique.
Malgré la perte de sa fille unique, la femme ne désespère pas et souhaite continuer la lutte au cancer. «J’ai la chance d’avoir la santé et de pouvoir en profiter. Je veux poursuivre le combat et je crois qu’il faut continuer à croire à la recherche contre le cancer, ne serait-ce que parce que Marissa a toujours eu l’espoir de guérir et qu’elle est restée très déterminée et courageuse tout au long de ses traitements.»
L’obésité, la sédentarité et la malbouffe chez les jeunes sont de réels problèmes à éliminer.
Comme de nombreux intervenants en milieu scolaire, Mme Gonsalves a vu dans le défi qu’elle s’apprête à relever une opportunité de faire bouger ses élèves.
«La mort de ma fille m’a touchée profondément et, par mon emploi, je sens que je dois m’impliquer dans la santé des enfants», évoque celle qui s’engagera sous peu dans les campagnes de Leucan.
C’est ainsi que de nombreuses activités seront mises sur pied afin d’inciter les jeunes à bouger tout au long de l’année scolaire. «Ils iront bientôt au mont Saint-Hilaire faire de la randonnée pédestre», précise la dame.
Une journée de financement pour son voyage aura lieu au salon de coiffure Vogue situé au 3702 route 132, à Saint-Constant, le 28 octobre. Pour l’occasion, tous les profits des coupes de cheveux de la journée seront remis au centre de cancérologie Charles-Bruneau. Pour réserver une place, ou pour obtenir plus d’information, il suffit de contacter le 450.632.3930.
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