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Deux fois par semaine, cet électricien de Coteau-du-Lac en congé forcé utilise quelques-unes des 60 000 abeilles de sa ruche pour s'injecter leur venin. Avec l'aide de sa conjointe, Mélanie, il en localise une douzaine avec une petite pince et, tour à tour, les place sur différents points du corps désignés comme des points d'acupuncture. En l'espace de 20 à 25 minutes, la séance d'injection est complétée.
"Ça fait mal durant une trentaine de secondes, alors j'applique quelque chose de froid et ça diminue la brûlure. Mais en l'espace de 24 heures par contre, je constate une nette amélioration sur mon état de santé", raconte l'homme de 36 ans, originaire de Longueuil. Celui-ci s'adonne à "l'apipuncture" depuis environ un an.
La présence de cette matière étrangère dans son organisme a pour effet, dit-il, d'agir comme un leurre face au système et entraîne un arrêt temporaire de la dégradation de la myéline, c'est-à-dire la substance qui enveloppe les conduits nerveux. "Faut pas croire cependant que l'apipuncture guérit la sclérose en plaques, mais dans certains cas comme le mien, ça soulage plusieurs symptômes."
Martin Hamel a connu les premiers signes de cette maladie en décembre 2003, avec des engourdissements ressentis partout dans son corps. Graduellement, la maladie a fait son œuvre, au point où sa coordination des mouvements, de même que sa vue en étaient affectés.
"Y'a même un médecin qui m'a déclaré paraplégique", dit-il. Mais il en fallait davantage pour décourager ce professionnel qui, avant sa maladie, avait mené des projets de plusieurs millions aux Etats-Unis.
C'est au printemps 2005 que Martin Hamel a pris connaissance par l'entremise d'Internet, de cette médecine alternative préconisée par un thérapeute français, Bernard Nicollet (www.apipuncture.fr). En juin, il se rendait rencontrer l'équipe de cet "apithérapeute", et un protocole d'intervention a été élaboré durant son séjour, telle une marche à suivre permettant de maximiser l'utilisation du venin d'abeille.
Le Coteaulacois n'a rien ménagé par la suite, pour se garantir une meilleure qualité de vie. L'hiver dernier, il a même suivi une formation en apiculture à l'Institut agroalimentaire de Saint-Hyacinthe, qu'il a complétée en mai. Il possède maintenant trois ruches, dont une chez lui.
Depuis qu'il s'adonne à l'apipuncture, Martin Hamel constate une nette amélioration de son état de santé, ne serait-ce qu'au niveau de sa vision. Mais, comme il est mentionné sur le site Internet en question, cette doctrine ne représente pas une solution miracle. Martin doit effectivement combiner à ces traitements des habitudes de vie extrêmement strictes, notamment un régime sans gras, sans sucre, et végétarien. Pour lui, il s'agit du prix à payer pour parvenir à mener une vie "normale."
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