Francis Higgins
Le Reflet - 1er mai 2004
Sports > Actualité sportive
Le couple de Saint-Philippe commence sa première saison complète de compétition de motocyclette, cet été. D’ailleurs, ils prennent part aujourd’hui au premier essai libre de la saison. Ils profiteront de l’occasion pour réaliser les ajustements nécessaires à leur Suzuki GSXR 2003 dont le moteur de 600 centimètres cubes développe 107 chevaux-vapeur. Ils font plusieurs types de courses, sur des circuits ovales et des pistes d’accélération, notamment.
Les compétiteurs dans la vingtaine ont tenté leur chance l’été passé. M. Tétreault a participé à la moitié des huit événements. Il a terminé au milieu du classement.
Du côté féminin, Mme Pinard a pris part à une seule course. Elle défendait une quatrième place lorsqu’elle a chuté.
Les deux promettent de meilleurs résultats cette année. Sur leur bolide acquis durant l’hiver, ils souhaitent se classer parmi les cinq premiers.
«On parle juste de ça à la maison, admet Mme Pinard. On discute de modifications à la moto. On prend des photos et des vidéos de nos compétitions et on les regarde après.»
«Je le fais pour le défi et l’adrénaline, ajoute M. Tétreault. C’est un sport très physique. Je le fais pour voir si je peux me classer parmi les meilleurs.»
Cependant, le couple met tout de même la pédale douce. En effet, ces sportifs élèvent trois enfants et n’hésitent pas à prendre moins de risque pour rester auprès d’eux.
Curieusement, ils assurent qu’un couple dont les partenaires font tous deux de la compétition n’est pas chose rare. Ils estiment même qu’il y aurait trois ou quatre couples sur la cinquantaine de coureurs de la province.
Ces tourtereaux disent bien se compléter sur une piste de course. Lui prône une conduite technique et stratégique tandis qu’elle est plus énergique.
Après avoir fait de la moto pendant plusieurs années, ils ont décidé qu’il serait plus prudent de pratiquer sur une piste. Amateur de vitesse, M. Thériault admet avoir atteint la vitesse de 296 km/h sur les routes de la région. Il lâche désormais son fou en compétition et reprend le volant de façon responsable hors piste.
Le couple a suivi des cours obligatoires avant de faire de la course. Les amoureux ont appris les techniques de conduite et la mécanique de la motocyclette. En effet, M. Tétreault se charge lui-même des modifications à son engin lors de chaque rencontre.
Sa conjointe et lui prendront part à huit événements cette année. Si chaque fin de semaine de course peut coûter environ 1 000 $, les bénéfices, eux, sont beaucoup moins élevés.
C’est la passion de ce sport motorisé qui les pousse à continuer pour se dépasser; un objectif qu’il compte bien atteindre.
«Déjà, avec les ajustements que nous avons faits, nous sommes meilleurs que ce que nous étions à la fin de l’année passée, assure M. Tétreault. Ça nous permettra de mieux nous classer et prendre de l’avance lors des prochaines compétitions.»
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