31 juillet 2010
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Le directeur musical Bruno Blouin Robert, au centre, se plaît dans une chorale jeunesse. Lui et la pianiste Pascale Verstrepen initient la petite Sandrine au chant et guident Florence, une musicienne naturelle, dans le développement de sa voix. (Photo : Pierre Langevin)
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Parmi les choristes, certains connaissent la musique, d’autres pas. Réunis sous le même toit, les jeunes se laissent guider par le désir d’apprendre. (Photo : Pierre Langevin)

La chorale Jeunesse au vent grandit

Des jeunes s’expriment à travers la chanson

Marie-Josée Bétournay

Le Journal Saint-François - 19 septembre 2007

Culture > Arts de la scène

Il y a plusieurs façons de s’exprimer. À Coteau-du-Lac, 26 jeunes, membres de la chorale Jeunesse au vent, ont choisi la chanson pour le faire.

L’idée de former une chorale jeunesse est née à la suite d’un spectacle tenu dans le cadre du 175e anniversaire de la municipalité de Coteau-du-Lac en 2006. Jeunesse au vent regroupe 26 choristes, de 7 à 17 ans. Les adolescents de 14 à 16 ans sont nombreux. Les jeunes viennent de la région de Soulanges, mais aussi du Grand Valleyfield.

Certains connaissent la musique, d’autres pas. Une dizaine d’entre eux ont participé au spectacle donné lors du 175e anniversaire de Coteau-du-Lac. Une première rencontre a suffi pour les convaincre de s’engager à nouveau. «Ils ont essayé et sont revenus», souligne la présidente du conseil d’administration de Jeunesse au vent, Sylvie Paulhus.

Lorsqu’ils se retrouvent tous sous le même toit, les jeunes se laissent guider par le désir d’apprendre. «La chorale, c’est une façon d’apprendre le chant. C’est le plaisir de s’exprimer à travers la chanson, poursuit la présidente. Les jeunes ne cherchent pas la popularité. C’est un travail d’équipe. Tout le monde travaille ensemble pour obtenir un résultat de groupe.» Le résultat se fera entendre le 9 décembre, lors d’un spectacle qui sera présenté à l’église de Coteau-du-Lac.

Le chœur met l’accent sur l’interprétation de chansons québécoises. Dans le répertoire de Mme Paulhus défilent des pièces de Félix Leclerc, Michel Rivard et Harmonium, entre autres.

Seconde répétition

Samedi, les choristes en étaient à leur seconde répétition seulement. Au cours des prochaines semaines, ils se familiariseront avec les diverses notions musicales comme les temps, les silences, les mesures. Une fois ces matières assimilées, les choristes travailleront leur posture et la tenue de leur cartable.

Samedi, les choristes ont entonné Le doux chagrin de Gilles Vigneault et C’est dans le mois de mai, une pièce issue du folklore québécois dont les arrangements sont signés par le directeur musical du chœur, Bruno Blouin Robert.

Durant Le doux chagrin, le directeur musical a fait très peu d’interventions. Il a dirigé les choristes vers le refrain, sans plus. À une occasion, il a demandé aux sopranos de chanter plus fort. De leur côté, les altos se faisaient silencieux. Sylvie Paulhus associe cette situation à la gêne. «Dans quelques semaines, ils chanteront plus fort», a-t-elle promis.

L’interprétation de la pièce C’est dans le mois de mai a fait l’unanimité chez les choristes. D’abord, le directeur musical a isolé chaque voix pour les écouter individuellement. Lorsqu’un groupe chantait, il rappelait aux autres choristes de demeurer muets. Les attentes de Bruno Blouin Robert étaient élevées à l’égard des sopranos. L’homme voulait entendre haut et fort la voix de chacun. Par la suite, il a demandé au chœur de reprendre la chanson. Durant le chant, le directeur musical a marqué un temps d’arrêt. Il voulait que les choristes répètent un passage.

«Une autre fois, ce n’est pas facile. C’est ma faute, c’est moi qui l’ai écrit», a-t-il reconnu en riant. Plus tard, l’homme a avisé les choristes de respirer après tel mot. La répétition a pris fin avec une dernière interprétation de la pièce Le doux chagrin.

Samedi, les choristes ont bien travaillé. Sandrine Lecompte Leroux et Florence Hamel ne font pas exception. La première s’initie au chant. La seconde chante depuis sa tendre enfance. À sept ans, Sandrine a joint les rangs de Jeunesse au vent à la suite d’une décision de sa mère. Depuis, la fillette aime chanter. La jeune résidante de Coteau-du-Lac ne se rend plus aux répétitions par obligation, mais par choix. Lorsque le JOURNAL lui demande si elle fait partie des altos ou des sopranos, la petite Sandrine hausse les épaules en guise de réponse. À sept ans, elle ne peut le savoir.

À 12 ans, Florence Hamel n’a pas les mêmes ambitions que Sandrine Lecompte Leroux. Le chant coule dans ses veines. Pour elle, chanter est naturel. Celle qui habite Coteau-du-Lac suit des cours de piano depuis l’âge de huit ans. Florence a même été jusqu’à projeter sa passion sur ses parents. Depuis peu, M. et Mme Hamel se sont joints au Chœur du Suroît.

Direction musicale

La direction musicale du chœur Jeunesse au vent est assurée par Bruno Blouin Robert. Il est accompagné au piano par Pascale Verstrepen, une Montréalaise. L’homme connaît bien les membres de Jeunesse au vent puisqu’il a travaillé à leurs côtés lors du spectacle du 175e anniversaire de la municipalité coteaulacoise.

Le directeur musical, qui habite aussi Montréal, apporte son expérience à d’autres chorales, dont le Chœur du Suroît. En plus de se joindre comme chanteur au chœur professionnel de la basilique Notre-Dame à Montréal, Bruno Blouin Robert enseigne le cor français dans trois écoles différentes.


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