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L'Œil Régional - 21 octobre 2006
Opinions > Lettres des lecteurs
L'Œil Régional publiait le 14 octobre dernier les affirmations de madame Claire Pagé, de l'Agence de santé et de services sociaux de la Montérégie. Madame Pagé affirme qu'une femme sur trois serait victime d'agression sexuelle. Une enquête de Statistiques Canada le démontrerait, de même que certaines études américaines. Le problème, c'est que Claire Pagé évite de préciser de quelles études il s'agit. Les CALACS (Centres d'aide pour les victimes d'agressions à caractère sexuel) colportent actuellement sur leur site Internet qu'une Québécoise sur quatre serait victime d'un viol ET d'une agression sexuelle. Chiffre complètement farfelu qui va en totale contradiction avec ceux publiés par le très sérieux et impartial Institut de la statistique du Québec : 473 cas de toutes formes d'agressions, y compris les agressions sexuelles pour 2003, dernière année disponible...
Plusieurs organismes ont utilisé pendant des années les chiffres de Statistiques Canada qui datent de 1993 afin de démontrer qu'une véritable épidémie de violence affecterait les femmes. Or, l'étude en question a été vertement critiquée à l'époque quant à sa méthodologie d'élaboration. Le plus surprenant, c'est que l'État ne vérifie pas sérieusement les affirmations mélodramatiques des responsables de ces centres de même que leurs chiffres concernant les victimes d'agressions sexuelles. Notre récente enquête fondée sur les documents obtenus grâce à la Loi d'accès à l'information et à des chiffres fournis par les policiers tendent à démontrer que cette situation aberrante serait généralisée. La Montérégie n'échappe pas à ce laxisme inquiétant.
Ce sont les contribuables qui font les frais de cette vaste entreprise de désinformation concernant les agressions sexuelles et la violence faite aux femmes. Selon l'Agence du revenu du Canada, ce sont des milliards en subventions qui ont été versés au fil des ans pour soutenir une véritable propagande victimaire dont les assises reposent sur des statistiques tripotées et des études qui ne méritent aucune crédibilité.
Si madame Pagé est si convaincue de l'exactitude de ses affirmations, nous l'invitons à fournir aux citoyens, à L'Œil Régional ou lors d'un débat public, ses sources sérieuses, objectives et impartiales concernant les agressions sexuelles. Les contribuables déjà lourdement taxés sont en droit de savoir si leur argent est dépensé avec parcimonie...
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