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Depuis mai, il relaie à Environnement Canada les observations climatiques que lui transmettent par radio des chasseurs d'orages. Cela aide à renforcer la sécurité publique permettant à l'organisme fédéral d'émettre à temps des alertes météo.
"On multiplie les yeux d'Environnement Canada", se targue l'enseignant de 40 ans qui agit bénévolement.
Le projet pilote appelé Canwarn-Québec regroupe des radioamateurs, les membres de l'Association des Chasseurs d'Orages et du club radioamateur de l'Union Métropolitaine des Sans-filistes de Montréal.
"Ça s'insère dans la longue tradition de services publics rendus bénévolement par les opérateurs de radio amateurs", dit le résidant de La Prairie.
Grâce aux multiples yeux présents dans le sud ouest du Québec, le réseau Canwarn-Québec peut ratisser jusqu'à 90 000 km2.
L'idée de créer ce réseau a germé au printemps alors M. Boivin s'associait à René De Buck, Alain Fontaine et Gaetan Cormier, des passionnés de phénomènes météo. Le réseau Canwarn a été mis en place une douzaine de fois depuis sa création durant des périodes allant de 20 minutes à 24 h.
"À la veille de temps violents, on s'appelle", détaille M. Boivin. Puis, il allume sa radio qui transmet en mode VHF (very high frequency) et opère à 146,700 mégahertz. Il note les observations des chasseurs d'orages et transmet selon l'urgence le phénomène observé à Environnement Canada.
Il porte particulièrement attention aux nuages en entonnoirs propices à la formation de tornades, aux fortes précipitations, à la grêle et aux rivières qui sortent de leur lit.
Étant donné que le climat chaud et humide est davantage favorable à la formation d'orages, le réseau fonctionne davantage l'été. Par exemple, le 3 juillet, les observateurs ont noté de la foudre inhabituelle de quatre éclairs à la minute à Brossard.
Claude Boivin avait même dû interrompre momentanément la transmission d'information de son réseau pour éviter les courts-circuits. "Les antennes sont des bons paratonnerres. J'ai dû opérer à partir d'une station portative plus sécuritaire", se rappelle-t-il.
M. Boivin note que l'information transmise peut être capitale pour la sécurité publique. "Les inondations au Saguenay avait été observées par des radioamateurs", mentionne-t-il.
Le projet a de multiples autres usages. "Si vous êtes sur un voilier de plaisance sur le lac Memphrémagog, votre radio marine détecte les alertes météo d'Environnement Canada. S'il y a une alerte de vents violents, vous déménagez pour être en sécurité", illustre-t-il.
Étant donné leurs précieux services à l'époque de Duplessis, les opérateurs de radio sont les seuls à pouvoir se doter d'une plaque d'immatriculation personnalisée qui commence soit par VA2 ou VE2.
"On prête nos équipements à la population", dit M. Boivin. Ce service leur vaut ce remerciement.
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