|
|
|
|
Après les Jeux olympiques, la carrière de Martin Gilbert prend un virage vers le Tour de France.
Considéré comme l'un des plus grands cyclistes canadiens en raison, justement, de ses exploits dans la Grande Boucle, Steve Bauer a convaincu l'athlète de Châteauguay de joindre l'équipe de course sur route qu'il a fondée l'an passé en vue de participer un jour au Tour de France.
Le fait que la nouvelle née RACE Pro, dont Bauer est directeur sportif, est en sol canadien, le programme proposé et le CV de Bauer ont motivé Gilbert, qui défendait depuis quatre ans des équipes des États-Unis.
Avec ces formations, observe le cycliste, il devait participer à plusieurs courses mineures pas très intéressantes pour faire plaisir aux commanditaires américains. «L'optique de Steve est de cibler les grosses courses internationales, c'est plus intéressant.»
Sa nouvelle formation va s'inscrire à des épreuves de moindre envergure pour l'entraînement mais, au moins, ce sera près de chez lui, fait valoir Gilbert.
Avec plusieurs titres canadiens en poche et une foule d'épreuves internationales à son crédit, dont les derniers Jeux olympiques de Pékin, Martin Gilbert connaît pas mal la musique mais, dit-il, «je pense qu'il (Bauer) en sait plus que moi et qu'il y a encore moyen d'apprendre».
«Bauer a tellement de vécu. Quand il a le micro au bord de la route durant une course et qu'il dit quelque chose, il doit avoir raison.»
Durant sa carrière, Steve Bauer a porté 14 fois le maillot jaune de meneur au Tour de France. Il a terminé cette épopée à pédales 4e en 1988. Une médaille d'argent en course sur route aux Jeux olympiques de Los Angeles de 1984 fait aussi partie de sa collection d'honneurs.
Bauer vise une participation au Tour de France en 2012. Possible ? «Je pense que c'est accessible», opine Gilbert. La clé, selon lui, sera la lutte au dopage en Europe. Pour une équipe «propre» il était rendu impensable d'accéder au défi ultime du cyclisme sans substance illégale, le problème étant répandu dans tout le peloton. «Si les tests font effet, si de plus en plus de monde se fait coincer et que le cyclisme est de plus en plus propre, ce sera possible», affirme Gilbert.
Pour sa part, précise-t-il, «ça pourrait être un rêve mais à très long terme».
Au cours des mois à venir, l'athlète de 26 ans entend se concentrer sur ses études en pharmacie à l'Université de Montréal, qu'il avait mises en veilleuse pour participer aux Jeux de Pékin, ainsi que sur le vélo sur route.
Au sein de RACE Pro, Martin jouera le rôle de sprinter comme c'était le cas avec son ancienne équipe américaine Kelly Benefit Strategies. Et il pourra continuer à faire des étincelles avec son ami et compatriote Keven Lacombe, qui passe aussi de KBS au clan Bauer.
Très peu encadré pour qualifier le Canada aux derniers Jeux olympiques en cyclisme sur piste, Martin Gilbert n'a pas l'intention de refaire le même parcours du combattant pour rouler à Londres en 2012. «La piste me fait vraiment tripper mais, depuis quelques années, le Canada a un programme plus ou moins structuré», observe l'olympien qui a lui-même dû s'inscrire aux compétitions internationales, réserver des billets d'avion, une chambre, pour qualifier le Canada dans sa discipline à Pékin. «Je vais me réinvestir dans la piste seulement si l'équipe nationale arrive avec un programme structuré, avertit Gilbert. Je suis tanné de faire les choses à côté.»
Ajoutez votre commentaire
Devenez membre pour ajouter un commentaire