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Sur la piste de l’E. coli

Le Journal de Chambly - 12 août 2008

Opinions > Lettres des lecteurs

Je termine à l'instant la lecture d'un article dans le Cornwall Standard Freeholder, un journal local de la région de Cornwall, en Ontario, daté du 10 juillet et signé par Trevor Pritchard (http://www.standard-freeholder.com/ArticleDisplay.aspx?e=1107877). L'article raconte que Jeff Ridal, le directeur exécutif du St.Lawrence River Institute à Cornwall, fait partie d'une équipe de six chercheurs de l'institut et du Raisin Region Conservation Authority (RRCA), qui étudient les impacts des affluents pollués comme la rivière Raisin sur les niveaux d’E. coli dans le fleuve Saint-Laurent, le long des rives.

Les pratiques agricoles sont les principales causes du taux plus élevé que la moyenne d’E. coli dans la rivière Raisin, affirme Chris Critoph, le directeur des services environnementaux du RRCA, dans le même article. Il ajoute que leurs recherches changent un peu l'idée qu'on se faisait de la dilution des tributaires pollués dans les cours d'eau: la dispersion n'est pas immédiate dans la grandeur du cours d'eau, car l'eau de l'affluent pollué reste le long des rives sur une certaine distance avant de se mêler à l'eau du fleuve.

Ce qui inquiète particulièrement M. Ridal, c'est que c'est le long des rives que se pratiquent les sports nautiques comme la nage et la voile, ainsi que la pêche sportive, là exactement même où se trouve la contamination. Il pense que ses recherches vont particulièrement être utiles pour les régions qui connaissent des fermetures de plages, car en retraçant les sources de pollution à leur point de départ, des économies peuvent être réalisées. M. Ridal et son équipe prennent des prélèvements jusqu'en octobre.

Cet article me rappelle tous ceux qu'on a lus dans le Journal de Montréal, qui suit Daniel Green partout au Québec qui, avec l'aide de comité de citoyens et d'amis de rivières, trouve des pollueurs d’E. coli dans les lacs et cours d'eau de notre province (voir dans les archives du Journal de Chambly du 28 août 2007, un article de Nicolas Dubois).

C'est l'espoir dans le cœur que je constate une volonté croissante de rendre les rivières accessibles à la baignade et sécuritaires et de dénoncer ceux qui sont coupables de les polluer. J'ai toujours espoir de me baigner dans la rivière Richelieu un jour, comme quand j'étais petite, sans me soucier des pathogènes et des produits toxiques qui s'y trouvent.

Johanne Dion

Richelieu


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