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Parler d'environnement avec politesse et respect

Le Journal de Chambly - 17 janvier 2006

Opinions > Lettres des lecteurs

Monsieur Cantin, j'aimerais commenter votre lettre publiée dans le Journal de Chambly le 10 janvier. Si vous ne me connaissez pas, je me présente : je suis l'un des membres fondateurs du comité de citoyens qui se nomme Comité richelois pour une meilleure qualité de vie (CRMQV), que vous semblez juger comme une bande d'activistes qui en veulent aux agriculteurs.

Je ne sais pas depuis combien de temps vous habitez à Richelieu, mais je me demande si vous avez lu le Journal de Chambly des 15 dernières années. Vous y trouveriez mes lettres publiées qui parlaient d'environnement : j'ai vulgarisé des rapports de qualité de l'eau de la rivière Richelieu publiés par le ministère de l'Environnement, j'ai souligné des problèmes qui pourraient survenir avec le fameux projet "Parc des Îles" que le maire de Chambly voulait démarrer. Je me suis objectée quand Hydro-Québec a voulu reconstruire un barrage électrique dans la rivière Richelieu, j'ai aidé le groupe contre la réouverture du dépotoir en préparant un mémoire, j'ai préparé des inventaires biologiques du bord de la rivière, j'ai parlé du chevalier cuivré, espèce menacée, et du Refuge faunique, j'ai fait appliquer la Politique de protection des rives du gouvernement à Richelieu, j'ai tenu une rubrique d'observation d'oiseaux sauvages pendant plusieurs mois et j'ai parlé de toutes sortes de problèmes environnementaux, comme l'application des pesticides sur nos pelouses et de pollution de l'air.

Monsieur Cantin, je n'ai pas besoin d'être calmée, comme vous dites. Durant la fin de semaine du 9, 10 et 11 septembre, j'ai fait du porte-à-porte dans mon district (#1) pour permettre à mes voisins de signer la pétition contre les porcheries industrielles. Je peux vous dire que j'approchais les gens chez eux avec beaucoup de politesse et autant de neutralité que mes connaissances me permettaient : la majorité (plus de 90 %) ne voulait pas de porcheries industrielles à Richelieu et désirait signer la pétition au plus vite, sans coercition de ma part. Tout ce qu'on savait à ce moment-là était le contenu des deux articles publiés dans le Journal de Chambly du 6 septembre. Je n'en voulais pas aux promoteurs du projet de la Ferme Notre-Dame, puisque je ne les connaissais pas.

Monsieur Cantin, vous voulez que nous soyons tolérants les uns envers les autres. Moi, je vous dis que si vous pensez que cette affaire sent mauvais, c'est rien comparé à une porcherie industrielle et son épandage!

Johanne Dion Richelieu


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