Le Journal de Chambly - 31 janvier 2006
Opinions > Lettres des lecteurs
Laissez-moi voir si je comprends bien le dossier de l'industrie porcine au Québec. Les villes qui s'en étaient protégées ont vu leur plan d'urbanisme changé de force soit par le processus de fusion, comme à Notre-Dame-de-Bonsecours, soit par leur MRC ou par le ministère des Affaires municipales, la raison invoquée étant la sacro-sainte notion du «droit de produire».
Ensuite, le ministère du Développement, qui a oublié le sens du mot durable et même l'existence du mot environnement, donne des permis à ces usines porcines dans nos municipalités, sans même que les citoyens aient été consultés au préalable. Le seul temps que le citoyen peut exprimer ses inquiétudes pour sa santé et son environnement, c'est dans une «consultation publique» avec des règlements bien stricts et une présence policière bien visible.
Le citoyen ne peut pas défendre son environnement, car les agriculteurs ne peuvent pas être tenus légalement responsables de polluer quand ils abusent de nos campagnes par des pratiques négligentes. Et maintenant, on s'aperçoit que le directeur de la santé publique n'envoie plus de représentants aux consultations publiques (bafouant ainsi l'article 165.4.7 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme), ce qui fait que le citoyen ne peut plus avoir de réponses quand il parle de santé aux consultations publiques.
Excusez, Mme Normandeau, ministre du MAME. Vous nous aviez bien dit, le 26 octobre à Saint-Jean, que vous nous écoutiez? Entendez-vous l'orage qui pointe à l'horizon, ou est-ce la grogne du citoyen qui se soulève?
Centre d’action bénévole de Saint-Césaire (CABSC) - 1100, rue Leclaire à Saint-Césaire
Centre d’action bénévole La seigneurie de Monnoir - 146, chemin du Ruisseau-Barré à Marieville
Centre de bénévolat de la Rive-Sud, point de service de Chambly (CBRS) - 1410, avenue de Salaberry à Chambly
Aux sources du bassin de Chambly - 1369, avenue Bourgogne à Chambly
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